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Liban

Ils ont dit

- Hussein Hajj Hassan, ministre sortant de l’Agriculture : « Le Liban a besoin d’un gouvernement qui remplit son rôle constitutionnel. Pour avoir une influence positive, il faut qu’il rassemble tous les Libanais conformément au poids parlementaire de chaque composante. Nous ne pouvons pas accepter la mise en place d’un gouvernement qui nuirait au pays, quelle que soit l’appellation qu’on lui donnerait, et qui imposerait un fait accompli. Tout cabinet qui ne rassemble pas les Libanais et qui ne prend pas en compte la représentation parlementaire serait une faute à l’égard du Liban. Le 14 Mars change de position en fonction des données régionales et internationales. Il ne dispose pas de la liberté de décision, mais il est présent dans le pays. C’est pour cela que nous l’invitons à un partenariat et nous lui demandons de s’employer à changer de politique dans l’intérêt du pays. »

- Antoine Zahra, député FL de Batroun : « Les observations faites par les Forces libanaises au sujet du dialogue se basent sur notre expérience en ce domaine. Les FL et (leur chef) Samir Geagea étaient parmi les plus chauds partisans de la tenue des réunions de dialogue. Mais il nous est apparu que le Hezbollah profite du dialogue pour tenter de détourner les regards de la question centrale et qu’il n’est jamais disposé à discuter du seul thème qui reste à l’ordre du jour, à savoir la stratégie défensive et le sort de ses armes. De plus, le Hezbollah s’est dérobé à la mise en œuvre de tous les accords conclus à la table du dialogue ou ailleurs, comme pour ce qui est du tribunal international et de la déclaration de Baabda. Lorsqu’il a jugé que celle-ci n’était plus opportune du fait de son intervention en Syrie, il a renié son engagement à son égard. Toujours est-il que nous avons réaffirmé notre position en vertu de laquelle tout dialogue qui se déroule en notre absence et qui débouche sur des résultats positifs aura notre aval, tout à fait comme cela s’était passé avec la déclaration de Baabda (adoptée en juin 2012 en l’absence des FL). Mais nous ne prendrons pas part à un dialogue qui ne serait pas sérieux et ne mènerait à rien. Les FL ne sont pas prêtes à siéger à une table de dialogue dont le Hezbollah ne serait pas disposé à respecter les résolutions. »

- Le PNL, à l’issue de la réunion hebdomadaire de son conseil supérieur : « La seule initiative susceptible d’avancer des solutions aux crises que vit le Liban, y compris l’incapacité à former un gouvernement, est incarnée par la déclaration de Baabda, par les idées que le chef de l’État a mises au point autour de la stratégie nationale de défense, et par la forme du gouvernement sur lequel il s’entendrait avec le Premier ministre désigné. Toutes les autres initiatives ne sont que des manœuvres visant à réaliser les objectifs du Hezbollah, surtout pour ce qui est de l’octroi du tiers de blocage et de la confirmation de la formule “armée-peuple-résistance”. Cela sert les intérêts du Hezb aux dépens de ceux du Liban. »

- Jean Oghassabian, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur : « Je m’interroge sur les raisons qui poussent le Hezbollah et son allié le général Michel Aoun à aller plus de l’avant dans leur politique de menaces à l’encontre des Libanais dans leur vie quotidienne. Quelques jours à peine ont passé depuis que le député Aoun a menacé Zahlé d’un nouveau 7 mai (2008) en réponse aux protestations des Zahliotes contre l’extension du réseau de téléphonie particulier du Hezbollah. Et à présent, c’est ce dernier qui s’obstine à vouloir nuire aux Libanais expatriés dans les pays du Golfe en entamant une campagne d’intimidation sous couvert de chercher à mettre en garde contre les dangers des mesures prises par des États de la région contre un certain nombre de Libanais qui y résident. Pourtant, le Hezbollah sait parfaitement que ces mesures ne touchent que des cas particuliers liés au soutien qu’il prodigue au régime de Bachar el-Assad, et pas du tout la masse des expatriés libanais dans ces pays. La multiplication des menaces de la part du 8 Mars traduit un état d’embarras, dû à la fois à l’implication dans une guerre inéluctablement perdante contre le peuple syrien et, à l’intérieur, à un recul de leur audience comme le montrent des sondages d’opinion effectués dernièrement. »

- Michel Moussa, député de Zahrani (bloc berryste) : « La tournée de la délégation du bloc du Développement et de la Libération (de Nabih Berry) sur l’ensemble des protagonistes (pour expliquer les détails de l’initiative lancée par le président de la Chambre) a eu pour résultat de briser la glace et d’ouvrir une brèche dans le mur. Dans l’ensemble, le bilan a été positif. À présent, ce bilan est entre les mains de M. Berry qui en informera le président de la République, Michel Sleiman. L’un des objectifs du dialogue était de hâter la formation du gouvernement sans pour autant entrer en concurrence avec les prérogatives constitutionnelles. Aujourd’hui, la phase que nous traversons nécessite un cabinet qui regroupe tous les protagonistes politiques. Le Hezbollah ne doit pas en être exclu. »

- Élie Mahfoud, chef du Mouvement du changement et membre du secrétariat général du 14 Mars : « Il est vrai que le président de la Chambre, Nabih Berry, n’est pas un adepte du “Velayet-e-Faqih” (dogme de la suprématie du guide spirituel iranien) et qu’il y a un besoin de traiter avec lui en tant qu’interlocuteur chiite. Mais il ne faut pas oublier qu’il fait indissociablement partie du groupe des alliés de la Syrie au Liban. »
- Hussein Hajj Hassan, ministre sortant de l’Agriculture : « Le Liban a besoin d’un gouvernement qui remplit son rôle constitutionnel. Pour avoir une influence positive, il faut qu’il rassemble tous les Libanais conformément au poids parlementaire de chaque composante. Nous ne pouvons pas accepter la mise en place d’un gouvernement qui nuirait au pays, quelle que soit l’appellation qu’on lui donnerait, et qui imposerait un fait accompli. Tout cabinet qui ne rassemble pas les Libanais et qui ne prend pas en compte la représentation parlementaire serait une faute à l’égard du Liban. Le 14 Mars change de position en fonction des données régionales et internationales. Il ne dispose pas de la liberté de décision, mais il est présent dans le pays. C’est pour cela que nous l’invitons à un partenariat et nous lui...
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