Heurts en marge de manifestations pro-Morsi
Des heurts ont éclaté hier en marge de manifestations de partisans du président islamiste Mohammad Morsi destitué par l’armée, faisant plusieurs blessés à travers l’Égypte, selon les médias officiels et des témoins, qui ont ajouté avoir vu deux blessés. À Suez, sur le canal du même nom, six personnes ont été blessées dans des heurts entre partisans et opposants de l’ex-chef d’État, selon l’agence officielle MENA. Dans la grande ville côtière du Nord, Alexandrie, l’agence a affirmé que pro et anti-Morsi avaient échangé des jets de pierres, ajoutant que 30 personnes avaient été arrêtées. MENA fait également état de heurts similaires dans la province d’el-Beheira, dans le delta du Nil. Cette nouvelle journée de mobilisation intervient alors que les forces de l’ordre poursuivent pour le deuxième jour consécutif une opération à Kerdassa, fief islamiste proche du Caire théâtre la veille de combats, et de nombreuses arrestations.
Irak
De nouvelles attaques font au moins 24 morts
Au moins 24 personnes sont mortes dans des attaques en Irak hier, dont 18 dans l’explosion de bombes dissimulées dans les appareils de ventilation d’une mosquée sunnite au moment des prières, près de Samarra, a-t-on appris de sources sécuritaires et médicales. Peu après l’attentat, un obus de mortier est tombé sur une maison près de la mosquée tuant une femme et sa fille. Ailleurs dans le pays, au moins trois personnes ont été tuées.
Ces attentats ont eut lieu la veille d’élections régionales au Kurdistan. Là, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) risque de pâtir de l’absence de son chef tutélaire et président de l’Irak, Jalal Talabani, hospitalisé à l’étranger. En effet, le parti fait cette fois face à une rude concurrence de la part du Goran, un parti d’opposition issu d’une scission de l’UPK, ainsi que de petits partis islamistes et communiste.
Tunisie
Les islamistes acceptent un projet de sortie de crise
Le parti islamiste au pouvoir en Tunisie, Ennahda, a annoncé hier dans un communiqué accepter une ambitieuse feuille de route du puissant syndicat UGTT pour résoudre une profonde crise politique et qui prévoit notamment l’installation d’un gouvernement de technocrates. L’opposition n’a pas encore annoncé sa position depuis la présentation de cette initiative mardi qui prévoit un calendrier très serré pour la formation d’un nouveau cabinet, l’adoption de la Constitution et d’une législation électorale. La feuille de route rédigée par l’UGTT avec le patronat Utica, l’ordre des avocats et la Ligue tunisienne des droits de l’homme demande également aux partis des deux camps de se réunir pour « un dialogue national » avec le président Moncef Marzouki et le Premier ministre Ali Larayedh pour annoncer solennellement que le gouvernement dirigé par les islamistes sera remplacé sous trois semaines par un cabinet d’indépendants.

