Le président russe Vladimir Poutine serre la main de l’ancien Premier ministre français François Fillon durant une conférence à Valdaï. RIA Novosti/AFP
L’ancien Premier ministre, partisan de longue date d’un rapprochement entre l’Union européenne et la Russie, a dénoncé jeudi à mots voilés l’alignement du président français sur Barack Obama lors d’une réunion en Russie du club international de discussion Valdaï en présence de Vladimir Poutine. S’exprimant au sujet de l’attaque chimique du 21 août en Syrie, François Fillon a vanté le « rôle positif » de la Russie dans l’accord de Genève entre Serguei Lavrov et John Kerry qui « a permis d’éloigner » la perspective d’une frappe militaire contre le régime de Bachar el-Assad. « Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s’opposent. Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance, et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise », a-t-il ainsi déclaré.
La phrase a été mise en évidence sur le compte Twitter de François Fillon, qui défendait lors de son mandat à Matignon l’usage voulant qu’un responsable politique français ne critique pas son pays à l’étranger.
Droite coite
L’entourage du député UMP de Paris, candidat déclaré à la primaire présidentielle de 2016 à droite, met en avant désormais la « liberté de parole » de François Fillon, qui s’est affranchi de la tutelle de Nicolas Sarkozy avant de remettre en cause récemment la doctrine électorale du « ni ni » (« ni PS ni FN ») revendiquée par l’UMP face à l’extrême droite. Dans la perspective des élections municipales de 2013, l’élu a appelé à voter pour « le moins sectaire » des candidats en cas de duels entre le Parti socialiste et le Front national.
Déterminé à barrer la route à Nicolas Sarkozy et à arracher l’investiture à droite pour la présidentielle de 2017, François Fillon s’emploie à casser l’image de « Hollande de droite » que voulait lui accoler l’entourage de Jean-François Copé, son ex-rival pour la présidence de l’UMP, au risque d’altérer le profil de « rassembleur » que plébiscitent les sympathisants UMP. La droite était coite hier après cette nouvelle marque d’indépendance. La majorité socialiste, elle, s’est élevée contre des paroles « choquantes ». « Fillon, marginalisé dans sa formation politique, a été touché par le syndrome “Depardieu”, demander l’asile à Poutine pour faire parler de lui. Et s’il était un jour président, n’en déplaise à Dieu, Poutine lui rappellerait cette génuflexion devant la diplomatie russe », écrit le député PS Jean-Christophe Cambadélis dans un communiqué.
Le député socialiste Jean-Marie Le Guen a dénoncé jeudi sur France Info « la semaine de toutes les dérapages » pour l’ancien Premier ministre, qui renforce selon lui « le camp de ceux qui ne veulent pas la paix ». « M. Fillon encore une fois n’est pas à la hauteur des qualités de chef de l’État auxquelles il prétend », a-t-il jugé. Le député Jérôme Guedj s’est insurgé en ces termes sur Twitter : « On se demandait quel était “le moins sectaire” pour lui. Maintenant, on sait. François Fillon choisit Poutine contre son pays. #commeleFN ».
(Source : AFP)


C'est automatique dès qu'on commence à diaboliser un candidat , c'est qu'il est sur la bonne voie , Fillon est l'homme politique du moment celui qui se détache des "politiquement correct " de la nebuleuse société des bien pensants en faveur de qui on sait , Marine Lepen est un acteur incontournable de la vie politique française , ses idées combattues depuis son père ne font que progresser sur la scène française , elle est la seule avec son parti à agir pour le bien de la France et si on ne l'aime pas à cause de la diabolisation , on préférera Mélanchon à gauche , les français ont marre des mensonges et des langues de bois qui leurs sont servies par ce ventre mou allant du ps à l'ump , Fillon lui , il creuse son sillon ..et il est sur la bonne voie .
14 h 48, le 21 septembre 2013