L’opposition boycotte le dialogue après l’arrestation d’un de ses chefs
OLJ /
le 19 septembre 2013 à 00h00
L’opposition bahreïnie a annoncé hier qu’elle suspendait sa participation au dialogue national avec le pouvoir, au lendemain de l’arrestation d’un de ses chefs, Khalil Marzouk, pour incitation à la violence. En effet, le parquet de Manama avait ordonné la veille la détention pendant 30 jours de Khalil Marzouk, conseiller politique du chef du Wefaq, Ali Salmane, et ancien vice-président du Parlement, en l’accusant « d’incitation et apologie au terrorisme ». L’opposant est accusé de « liens avec le groupe terroriste, le Collectif du 14 février », démantelé par les autorités en juin 2013 pour avoir animé la contestation sur les réseaux sociaux, de « soutien à ce groupe » interdit et d’avoir prononcé des discours dans des forums ayant « incité à commettre des actes terroristes », le dernier en date remontant au 6 septembre à Saar près de Manama, a indiqué le parquet dans un communiqué. C’est ainsi que les cinq groupes d’opposition, conduits par la puissante formation chiite al-Wefaq, précisent dans un communiqué avoir « décidé de suspendre (leur) participation au dialogue », pour sortir le pays de la crise déclenchée par un mouvement de contestation en 2011. Justifiant cette décision par « l’obstination du pouvoir dans sa politique répressive », couronnée par l’arrestation de M. Marzouk, ils indiquent que leur décision « serait révisée en fonction des développements politiques ». Dénonçant « un État policier », les groupes d’opposition appellent la communauté internationale à agir face aux « violations croissantes » des droits de l’homme à Bahreïn et préviennent que le régime serait responsable d’« un échec du dialogue national ». Al-Wefaq a dénoncé, dans un communiqué, « une escalade dangereuse » en estimant que M. Marzouk avait été pris « en otage par une décision politique du régime ». Il a rejeté comme « infondées » les accusations contre M. Marzouk. Khalil Marzouk figurait parmi les 18 élus d’al-Wefaq, qui avaient démissionné en février 2011 de la Chambre, formée de 40 membres, pour protester contre la répression du mouvement de contestation, déclenché quelques jours auparavant.
L’opposition bahreïnie a annoncé hier qu’elle suspendait sa participation au dialogue national avec le pouvoir, au lendemain de l’arrestation d’un de ses chefs, Khalil Marzouk, pour incitation à la violence. En effet, le parquet de Manama avait ordonné la veille la détention pendant 30 jours de Khalil Marzouk, conseiller politique du chef du Wefaq, Ali Salmane, et ancien vice-président du Parlement, en l’accusant « d’incitation et apologie au terrorisme ». L’opposant est accusé de « liens avec le groupe terroriste, le Collectif du 14 février », démantelé par les autorités en juin 2013 pour avoir animé la contestation sur les réseaux sociaux, de « soutien à ce groupe » interdit et d’avoir prononcé des discours dans des forums ayant « incité à commettre des actes terroristes », le dernier en...
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