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Sport - Tennis - Atp Tour

Tsonga affirme avoir « mis (sa) carrière en péril » pour la Coupe Davis

Absent des courts depuis son abandon au deuxième tour de Wimbledon le 26 juin dernier,  Jo-Wilfried Tsonga fait son retour cette semaine pour l’Open de Moselle, dont il est double tenant du titre.
À 28 ans, le numéro un français veut tout changer. Son système d’entraînement, son jeu, et même son implication en Coupe Davis. Quelques semaines de silence et de travail, puis deux entretiens coup sur coup, et pas pour rien. Jo-Wilfried Tsonga a accordé ce week-end deux interviews au Républicain Lorrain (il se trouve à Metz pour sa rentrée) et à L’Équipe pour tracer les pistes de son nouveau projet. Riches en enseignements, en pistes de travail et en petites phrases, ils placent notamment la Coupe Davis au centre des préoccupations de l’ex-numéro un français.

Ce qu’il n’avait jamais dit
Jo-Wilfried Tsonga n’a jamais caché son affection pour la Coupe Davis. Une compétition pour laquelle le Manceau n’a jamais ménagé ses efforts. En avril dernier, contre l’Argentine en quarts de finale, c’est lui qui a inscrit en simple les deux points de l’équipe de France avant que Gilles Simon ne perde le combat décisif face à Carlos Berlocq. Il en était reparti très déçu. Mais cette fois, le ton est différent. Dans les colonnes du Républicain Lorrain, « Jo » a, pour la première fois, laissé apparaître une certaine lassitude. « J’ai mis ma carrière en péril en enlevant des semaines de repos à mon calendrier pour la jouer », lance-t-il.
Le demi-finaliste de Roland-Garros cette année regrette que ses efforts en Bleu ne soient pas couronnés de succès : « J’ai plus donné que j’aurais dû donner. Au retour le seul perdant c’est moi. » À tel point qu’il n’assure en rien sa présence au premier tour de l’édition 2014 dont le tirage aura lieu demain. Interrogé hier dans L’Équipe, Tsonga reconnaît qu’il se posera la question si le sort accorde un premier tour favorable à l’équipe de France : « On n’est pas obligé d’être tous là tout le temps », estime-t-il tout en rappelant que l’Espagne a gagné la Coupe Davis plusieurs fois, et pas tout le temps avec Rafael Nadal. « Pourquoi ne pas lancer d’autres joueurs quand on rencontre des nations moins fortes en termes de classement ? » s’interrogeait-il déjà dimanche auprès du Républicain Lorrain. Une position qui va à l’encontre de la stratégie de la Fédération française de tennis : rassemblement et cohésion.

Les phrases à retenir
« Physiquement, je suis une bête, mais ce n’est pas là-dessus que je vais aller chercher les deux, trois meilleurs. » (L’Équipe.) Jo-Wilfried Tsonga comptait jusqu’à maintenant sur son impact physique pour vaincre. Mais le Manceau ne veut plus s’engager dans des marathons contre les meilleurs et aimerait être « explosif, plus véloce » et « aller vers l’avant ».
« Ma carrière est plus proche de la fin que du début. » (Républicain Lorrain.) À 28 ans, Tsonga est professionnel depuis 2004, mais n’a explosé qu’en 2008. Sa blessure au genou à Wimbledon semble avoir fait office d’alerte pour la suite de sa carrière. Car le temps presse pour lui qui n’a que deux ou trois saisons devant lui.
« Andy Murray a gagné son grand chelem parce qu’ils sont quatorze autour de lui. » (L’Équipe.) Après s’être séparé de son entraîneur, Roger Rasheed, le leader du tennis français souhaiterait un encadrement à deux têtes composé d’un entraîneur pour le suivre et d’un ancien top 10 pour le conseiller.
Une organisation à la Murray qui rappelle aussi celle de Richard Gasquet, entraîné par Riccardo Piatti et conseillé par Sébastien Grosjean.
Soucieux d’avoir un staff défini autour de lui dès 2014, il a donc pris le soin de quitter Rasheed cet été pour s’entourer de personnes nouvelles dès à présent pour être prêt à Melbourne.
À 28 ans, le numéro un français veut tout changer. Son système d’entraînement, son jeu, et même son implication en Coupe Davis. Quelques semaines de silence et de travail, puis deux entretiens coup sur coup, et pas pour rien. Jo-Wilfried Tsonga a accordé ce week-end deux interviews au Républicain Lorrain (il se trouve à Metz pour sa rentrée) et à L’Équipe pour tracer les pistes de son nouveau projet. Riches en enseignements, en pistes de travail et en petites phrases, ils placent notamment la Coupe Davis au centre des préoccupations de l’ex-numéro un français.Ce qu’il n’avait jamais ditJo-Wilfried Tsonga n’a jamais caché son affection pour la Coupe Davis. Une compétition pour laquelle le Manceau n’a jamais ménagé ses efforts. En avril dernier, contre l’Argentine en quarts de finale, c’est lui qui a...
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