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Lifestyle - Danse

Consécration officielle du hip-hop aux Jeux de la francophonie

L’équipe congolaise a détrôné l’équipe française, la plus titrée au monde, à Nice.

L’équipe congolaise lors de l’une des « battles » durant la finale des Jeux de la francophonie de Nice.  Jean-Christophe Magnenet/AFP

Embrassades, accolades : sur scène, les danseurs de hip-hop français et congolais se congratulent comme jamais, même si ces derniers viennent de détrôner, en finale des Jeux de la francophonie de Nice, l’équipe française des « Pokemon », la plus titrée au monde.

 

« Je ne suis pas déçu. En général, nous, tout ce qu’on veut, c’est la première place, mais là, on est aussi venu pour participer, apprendre et partager avec les autres notre vision de la danse », explique Karl Asokan, 24 ans, désormais médaillé d’argent avec les quatre compères de son groupe de hip-hop lyonnais. « On est surtout fier de faire partie de l’équipe de France et que notre discipline soit officialisée. Il n’y a rien de mieux que ça », assure-t-il. « Avant, toutes les compétitions étaient sponsorisées par de grandes marques. Là, c’est la première fois dans l’histoire du hip-hop que c’est un ministère qui fédère » la discipline, s’enthousiasme le danseur, se disant « fier de faire partie de l’équipe de France ».


Face à eux, « I Dance », crew quasi inconnu des circuits internationaux venu du Congo-Brazzaville, exulte : détrôner les doubles champions du monde français, ils ne s’y attendaient pas jeudi soir. « Nous sommes fiers car c’était du très, très haut niveau », jubile Grace Loubaki, l’un des danseurs congolais, encore en nage. 

 

« Le hip-hop n’a pas une grande place chez nous, ce prix va changer les choses », se réjouit l’un de ses compères devant les caméras qui les assaillent. « La chance ce soir était avec nous », renchérit Grace Loubaki. La chance mais aussi l’agilité, la concentration et l’endurance. Sur trois jours, les 15 équipes sélectionnées pour ces Jeux ont enchaîné chorégraphies de groupe et « battles » (deux équipes s’affrontant pendant 10 minutes) sur la scène à ciel ouvert du théâtre de Verdure, donnant sur la promenade des Anglais.

 

Devant un jury de cinq spécialistes et un public amateur mais très réactif, les danseurs ont « tout donné », comme l’a souligné l’arbitre-animateur, multipliant pirouettes aériennes, passages au sol virtuoses ou encore équilibres improbables sur la tête ou sur les mains. Face aux « Pokemon Crew », très en place et très techniques, les « I Dance » ont fait montre de toute leur « énergie créative », souligne le juré français Bruno Laforestrie. 


Cet organisateur de Paris Hip-Hop, le plus grand festival français consacré à cette danse, dit lui aussi sa « satisfaction que le hip-hop soit présent aux Jeux » et d’avoir « découvert des groupes africains » de talent, jusque-là inconnus. Pour Seriba Mahaman, directeur du Comité international des Jeux de la francophonie, avoir « osé » intégrer le hip-hop dans cette 7e édition est en effet « une des plus grandes réussites de ces Jeux ». « On nous reprochait d’être trop classiques, on voulait aller vers les plus jeunes. On a osé... et ils ont suivi ! On a eu beaucoup de candidats » et, côté public, « c’est la compétition qui a attiré le plus de monde », assure-t-il. Les Jeux de la francophonie ont pour originalité de mêler épreuves sportives et culturelles. Le Canada a notamment remporté jeudi le concours du conte, Haïti celui de la chanson. Les finales de la « danse de création » et de « marionnettes géantes » ont eu lieu hier soir.

 

Pour mémoire

Les 7es Jeux de la francophonie à Nice, un message d’espoir

 

Le Liban culturel aux Jeux de la Francophonie, l'article d'Alexandre Najjar

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« Je ne suis pas déçu. En général, nous, tout ce qu’on veut, c’est la première place, mais là, on est aussi venu pour participer, apprendre et partager avec les autres notre vision de la danse », explique Karl Asokan, 24 ans, désormais médaillé d’argent avec les quatre compères de son groupe de hip-hop lyonnais. « On est surtout fier de faire partie de l’équipe de France et que notre discipline soit officialisée. Il n’y a rien de mieux que ça », assure-t-il. « Avant, toutes les compétitions étaient sponsorisées par de grandes...
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