Commentant, dans une interview accordée au quotidien koweitien al-Raï, les derniers développements en rapport avec la crise syrienne, M. Geagea a estimé que la proposition russe concernant les armes chimiques « est sérieuse et n’a nullement pour but de trouver une issue de secours au président Barack Obama ». « Si cette proposition se concrétise, a-t-il déclaré, cela constituera un développement important, ce qui débouchera sur la concrétisation d’une partie essentielle des résultats auxquels aurait abouti la frappe militaire. Il ne faut pas minimiser la portée de l’abandon par le régime syrien de son arsenal chimique. Il ne sera pas possible d’atermoyer sur ce plan avec les Américains, les Britanniques et les Français, même si, à mon avis, le régime syrien va tenter de louvoyer et de noyer le poisson dans l’eau à ce propos. »
Et le leader des FL d’ajouter dans ce cadre : « Si une entente se dégage au Conseil de sécurité afin de contraindre le régime Assad de livrer et de détruire ses armes chimiques, cela sera une grande victoire pour l’opposition syrienne car un tel développement suffira à modifier le rapport de forces en Syrie en faveur de l’opposition. À mon sens, la proposition russe est le fruit du sérieux de la frappe américaine, du fait que si cette frappe se réalise, elle provoquera une modification irrémédiable du rapport de forces. Le projet Obama présenté au Congrès fait état d’une frappe non pas de quelques jours, mais pour une période de deux mois, renouvelable un mois. De ce fait, la frappe, même limitée, aurait été sérieuse, car le changement de la situation en Syrie n’aurait pas nécessité plus que cela. Cela signifie que la faiblesse du régime en Syrie et le risque de son effondrement sous les coups de la frappe militaire ont poussé les Russes à présenter leur proposition. »
« Tout ce qui se passe actuellement, a poursuivi M. Geagea, tant en ce qui concerne la frappe militaire projetée que la proposition de livrer et détruire l’arsenal chimique, reflète une conviction américano-russe dont il ressort que le temps est venu de clore la crise syrienne, sur base d’une équation élémentaire prévoyant le départ de Bachar el-Assad et de son clan. Parallèlement, une faction du régime et l’opposition véritable, à l’exclusion des intrus tels que le Front al-Nosra, participeraient à la conférence de Genève 2 afin de négocier, sous l’égide internationale, une feuille de route qui serait appliquée grâce à un parrainage international. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
BIEN VU, SAMÎR YÂ HAKÎM....
11 h 18, le 12 septembre 2013