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Liban

Mobilisation socio-sanitaire en gestation pour parer aux crises d’urgence

Face aux menaces d’une éventuelle frappe militaire sur la Syrie et aux répercussions qu’elle peut avoir sur le Liban, une réunion élargie visant la prise de mesures préventives sur les plans sanitaire et sociale a été tenue hier à l’ordre des médecins de Beyrouth, en présence des représentants des ministères, des ordres et des organisations concernés.
Sur le plan de la santé, il a été convenu de renforcer les équipes d’intervention sanitaire, d’équiper les hôpitaux, les centres médico-sociaux et les dispensaires, de sensibiliser l’opinion publique aux dangers des bombes chimiques et de développer des stratégies pour les situations d’urgence dans les écoles, en coopération avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.
Sur le plan social, il s’agit de mettre en place des centres pour les réfugiés, de faire face aux maladies contagieuses comme la tuberculose, la leishmaniose, la gale, d’assurer les médicaments et les équipements sanitaires nécessaires, de mettre au point une stratégie pour soutenir psychologiquement les volontaires et les agents de santé, mais surtout d’assurer les fonds nécessaires.
Cela est d’autant plus nécessaire que « les hôpitaux libanais, qu’ils soient publics ou privés, sont dans l’incapacité de couvrir les frais d’hospitalisation des réfugiés », comme le confie à L’Orient-Le Jour le président du syndicat des propriétaires des hôpitaux privés, Sleimane Haroun. « Si des fonds internationaux ne sont pas assurés, nous nous trouverons devant une très grande crise humanitaire, qui commence d’ailleurs à se faire sentir, ajoute-t-il. Le gouvernement libanais ne peut pas assumer ce fardeau. Les hôpitaux libanais peuvent accueillir annuellement près de 150 000 nouveaux cas en plus de ceux qu’ils accueillent. Cela représente près de 500 à 600 millions de dollars. Qui va les assurer ? »
Enfin, il a été proposé, dans le cadre de cette réunion, de mettre en place une cellule de crise nationale formée de représentants des ministères de la Santé et des Affaires sociales, des ordres des médecins, des dentistes, des hôpitaux, des pharmaciens, et des infirmiers et infirmières, de la Croix-Rouge, de l’Organisation mondiale de la santé, des médias et de la Défense civile.
De son côté, le président de l’ordre des médecins, le Dr Antoine Boustany, a assuré à L’Orient-Le Jour que le travail pour la mise en œuvre de ces mesures doit « commencer dans les prochains jours ».
Face aux menaces d’une éventuelle frappe militaire sur la Syrie et aux répercussions qu’elle peut avoir sur le Liban, une réunion élargie visant la prise de mesures préventives sur les plans sanitaire et sociale a été tenue hier à l’ordre des médecins de Beyrouth, en présence des représentants des ministères, des ordres et des organisations concernés. Sur le plan de la santé, il a été convenu de renforcer les équipes d’intervention sanitaire, d’équiper les hôpitaux, les centres médico-sociaux et les dispensaires, de sensibiliser l’opinion publique aux dangers des bombes chimiques et de développer des stratégies pour les situations d’urgence dans les écoles, en coopération avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.Sur le plan social, il s’agit de mettre en place des...
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