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Syrie : Poutine s'offre une "porte de sortie", selon Fabius

La Russie s'offre "une porte de sortie" en proposant de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international, a estimé mardi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, qui ajoute que la "fermeté" des Occidentaux a "payé".

 

"Je pense que M. Poutine (Vladimir Poutine, le président russe) s'offre peut-être une porte de sortie à lui-même parce que rester attaché comme à un rocher à M. Bachar al-Assad (...), c'est très lourd", a déclaré Laurent Fabius, à la radio Europe 1. Il a évoqué un "revirement" des Russes qui suscite selon lui "intérêt", mais aussi "prudence".

 

"Nous accueillons cette proposition à la fois avec intérêt et avec prudence. Intérêt parce que c'est la première fois qu'il y a cette ouverture et cela peut permettre peut-être de trouver une solution. Prudence parce que c'est quand même un revirement russe et aussi parce que pratiquement c'est très difficile à appliquer", a dit Laurent Fabius.

"Les Russes, au départ, niaient qu'il y ait un stock chimique en Syrie. Ensuite, ils ont nié qu'il y ait eu un massacre chimique, ils ont évolué. Très bien", a-t-il dit. Le ministre français a attribué ce "revirement" à la fermeté des Occidentaux et à la volonté de Moscou de prendre du recul vis-à-vis de Damas. "Notre fermeté paye et ils se rendent compte que les preuves du massacre chimique sont de plus en plus accablantes et donc ils veulent pouvoir un petit peu se dégager de l'emprise syrienne".

 

Le régime de Bachar al-Assad est accusé par les pays occidentaux d'avoir perpétré le 21 août près de Damas un massacre à l'arme chimique de plusieurs centaines de personnes, que Washington et Paris entendaient sanctionner par des frappes militaires.

 

M. Fabius n'a pas écarté cette éventualité de frappes après la proposition russe lundi: "si le régime syrien n'accepte pas la dissuasion, qu'on lui supprime son permis de tuer, il faudra bien sûr une réaction", a dit M. Fabius.

La Russie, allié du régime syrien, a proposé lundi à Damas de placer son arsenal chimique sous contrôle international afin de le détruire, ce que le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a "accueilli favorablement".

Laurent Fabius n'a pas écarté la possibilité d'un piège: "C'est une perche, il faut la saisir mais si c'est un piège, il ne faut pas tomber dans le piège", a-t-il dit.

La Russie s'offre "une porte de sortie" en proposant de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international, a estimé mardi le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, qui ajoute que la "fermeté" des Occidentaux a "payé".
 
"Je pense que M. Poutine (Vladimir Poutine, le président russe) s'offre peut-être une porte de sortie à lui-même parce que rester attaché comme à un rocher à M. Bachar al-Assad (...), c'est très lourd", a déclaré Laurent Fabius, à la radio Europe 1. Il a évoqué un "revirement" des Russes qui suscite selon lui "intérêt", mais aussi "prudence".
 
"Nous accueillons cette proposition à la fois avec intérêt et avec prudence. Intérêt parce que c'est la première fois qu'il y a cette ouverture et cela peut permettre peut-être de trouver une solution. Prudence parce que c'est quand...