Le chef de l’AIEA a tendu la main hier à la nouvelle équipe au pouvoir à Téhéran, l’invitant à un travail constructif, tout en qualifiant « d’urgente et d’essentielle » la levée par l’Iran des inquiétudes sur son programme nucléaire. « Étant donné la nature et le nombre d’informations crédibles à disposition de l’agence concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien, il est toujours urgent et essentiel que l’Iran coopère avec nous sur le fondement de nos inquiétudes », a déclaré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, selon le texte de son discours introductif au conseil des gouverneurs réuni à partir d’hier à Vienne. Si le Japonais avait il y a trois mois exprimé sa lassitude en dénonçant un dialogue qui tourne en rond avec l’Iran, il a cette fois utilisé un langage nettement plus mesuré, après les signes d’apaisement en provenance du nouveau gouvernement du président Hassan Rohani et avant la reprise des négociations entre les deux parties prévues à Vienne le 27 septembre. L’agence reste prête à « travailler de façon constructive avec l’Iran, sous le nouveau gouvernement du pays, afin de résoudre les questions en suspens par des moyens diplomatiques », a-t-il ainsi souligné.
Dans un rapport en novembre 2011, l’AIEA avait publié un faisceau d’éléments indiquant que le régime islamique avait travaillé à la mise au point de l’arme nucléaire avant 2003. Les discussions entamées entre les deux camps depuis visent à mettre au point un accord permettant aux inspecteurs de l’agence onusienne de vérifier si ces soupçons sont fondés ou non. Soucieux de négocier un allègement des sanctions internationales qui étranglent l’économie du pays, M. Rohani s’est dit prêt à mener « des discussions sérieuses » sur le nucléaire. Il a complètement renouvelé l’équipe de négociateurs sur les questions nucléaires, et M. Amano a d’ailleurs indiqué avoir reçu le nouvel ambassadeur iranien auprès de l’AIEA Reza Najafi avant le début de la réunion hier. « Je suis très disposé à travailler avec la nouvelle équipe » iranienne, a déclaré le Japonais, ajoutant qu’il était « trop tôt pour spéculer sur l’issue » des discussions.
Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, qui s’est vu confier la responsabilité des négociations avec le groupe des 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne), doit rencontrer la ministre européenne des Affaires étrangères Catherine Ashton fin septembre à New York. La rencontre entre l’Iran et l’AIEA sera la onzième du genre depuis début 2012. Le prochain conseil des gouverneurs en novembre sera donc l’occasion de faire le point et, si besoin est, de hausser à nouveau le ton, estiment des diplomates. Les grandes puissances soupçonnent l’Iran, malgré ses dénégations répétées, de vouloir se doter de l’arme atomique sous le couvert de son programme civil, en particulier grâce à ses activités d’enrichissement.
(Source : AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef de l’AIEA a tendu la main hier à la nouvelle équipe au pouvoir à Téhéran, l’invitant à un travail constructif, tout en qualifiant « d’urgente et d’essentielle » la levée par l’Iran des inquiétudes sur son programme nucléaire. « Étant donné la nature et le nombre d’informations crédibles à disposition de l’agence concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien, il est toujours urgent et essentiel que l’Iran coopère avec nous sur le fondement de nos inquiétudes », a déclaré le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, selon le texte de son discours introductif au conseil des gouverneurs réuni à partir d’hier à Vienne. Si le Japonais avait il y a trois mois exprimé sa lassitude en dénonçant un dialogue...