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Liban

Les évêques maronites hostiles à une intervention militaire en Syrie

Mgr Raï et son hôte sur le balcon du patriarcat maronite. Photo Dalati et Nohra

Le chef du gouvernement démissionnaire, Nagib Mikati, a été reçu hier à Dimane où le Conseil des évêques maronites s’est prononcé contre une intervention militaire occidentale en Syrie, critiquant en outre le laxisme des autorités libanaises face à la crise.
Réuni sous la présidence du patriarche, Mgr Béchara Raï, le Conseil des évêques maronites a souligné l’impact négatif de la guerre en Syrie sur le Liban, au plan économique surtout, mais il s’est félicité dans le même temps des festivals qui se sont tenus dans plusieurs régions et qui « témoignent de la vitalité du peuple libanais qui a l’habitude de surmonter les obstacles ».
Il s’est dit atterré par les attentats qui ont secoué le pays récemment, à Roueiss et à Tripoli, et s’est arrêté sur la visite que le patriarche a effectuée dans ces deux régions pour présenter ses condoléances aux proches des victimes.
Abordant le volet syrien, le Conseil des évêques maronites a constaté que la guerre dans ce pays « prend une tournure extrêmement grave, depuis que les plaintes relatives à l’usage d’armes chimiques et les menaces de frappes directes contre certaines positions syriennes sont apparues ». « Les pères, qui stigmatisent le recours à ces armes, invitent les États et les organisations internationales à prendre conscience des dangers considérables et des conséquences désastreuses des interventions militaires de ce genre sur les pays de la région, souligne le communiqué. Ils les appellent à avoir recours aux moyens légaux internationaux pacifiques, comme la diplomatie, le dialogue et les négociations, pour mettre fin à la guerre et instituer une paix globale, juste, durable et permanente en Syrie et dans la région », selon le communiqué qui appelle ensuite les responsables libanais à « s’élever au-dessus des intérêts mesquins individuels ou sectaires pour mettre en place un gouvernement capable de faire face aux dangers qui guettent le pays, de protéger le peuple et les institutions qui sont sur le point de s’effondrer ».
Et d’ajouter : « N’est-il pas honteux de sombrer dans nos divisions et nos rancunes et de rester les bras croisés alors que nos institutions constitutionnelles sont paralysées, que notre économie nationale est sur le point de s’effondrer et que le peuple est menacé de mort ou de famine ? N’est-il pas honteux de voir le feu qui couve chez nous et qui nous menace de l’extérieur, sans rien faire pour tenter de l’éteindre » ? se sont interrogés les prélats, qui ont appelé tous les prêtres du Liban à organiser une journée de prière, samedi, pour la Syrie, en application de l’appel lancé en ce sens par le pape François, à l’occasion de la fête de la Sainte Vierge.

Mikati s’inquiète
En marge de leur réunion, les évêques ont reçu le chef du gouvernement démissionnaire, Nagib Mikati, qui a remercié Mgr Raï pour la visite qu’il a effectuée à Tripoli, avant d’avoir un entretien en tête à tête avec lui.
Dans une déclaration à la presse, M. Mikati a mis l’accent sur la gravité de la situation dans la région « qui commande une consolidation du front intérieur libanais et une réhabilitation de la politique de distanciation, consacrée dans la déclaration de Baabda ».
Il a fait état d’une concordance de vues entre le patriarche et lui sur le fait que « même si les Libanais ne tiennent pas les rênes de la situation, ils se doivent de se solidariser devant le cyclone qui ravage la région ». En réponse à une question, le chef du gouvernement a affirmé craindre des répercussions de la guerre syrienne sur le Liban, avant de réitérer son appel à toutes les parties de se tenir à l’écart de ce qui se passe dans la région.
M. Mikati était accompagné à Dimane des ministres Ahmad Karamé, Walid Daouk, Nicolas Nahas et Hassan Diab, ainsi que du président du CDR, Nabil Jisr.
Le chef du gouvernement démissionnaire, Nagib Mikati, a été reçu hier à Dimane où le Conseil des évêques maronites s’est prononcé contre une intervention militaire occidentale en Syrie, critiquant en outre le laxisme des autorités libanaises face à la crise.Réuni sous la présidence du patriarche, Mgr Béchara Raï, le Conseil des évêques maronites a souligné l’impact négatif de la guerre en Syrie sur le Liban, au plan économique surtout, mais il s’est félicité dans le même temps des festivals qui se sont tenus dans plusieurs régions et qui « témoignent de la vitalité du peuple libanais qui a l’habitude de surmonter les obstacles ».Il s’est dit atterré par les attentats qui ont secoué le pays récemment, à Roueiss et à Tripoli, et s’est arrêté sur la visite que le patriarche a effectuée dans...
commentaires (3)

ENCORE UNE DE LEURS LAPALISSADES !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 32, le 05 septembre 2013

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Commentaires (3)

  • ENCORE UNE DE LEURS LAPALISSADES !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 32, le 05 septembre 2013

  • LE ZERO NE POUVANT PAS ÊTRE AU CARRÉ... PRIÈRE LIRE : ZERO ABSOLU !

    SAKR LOUBNAN

    09 h 39, le 05 septembre 2013

  • SACHANT QUE L'ÉCHO DE LEURS DÉCLARATIONS SUR CE QUE LES AUTRES DÉCIDERAIENT EST UN (ZERO) AU CARRÉ... ILS AURAIENT MIEUX FAIT DE GARDER LE "GRAND SILENCE" ! AU LIEU D'EXPOSER CHAQUE JOUR DE PLUS, PAR DES DÉCLARATIONS IRRESPONSABLES... NE VOULANT PAS EMPLOYER LE MOT ADÉQUAT... LES CHRÉTIENS DES AUTRES PAYS À LA REVANCHE ET AU "DANGER" ! ALLAH I SÉMIHKON...

    SAKR LOUBNAN

    08 h 07, le 05 septembre 2013

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