Berry : Nos armes sont-elles refusées car nous sommes capables de dissuader l’ennemi ? Nous protégeons la souveraineté du Liban et non une communauté. Photo Hassan Ibrahim
« Je propose au président de la République, Michel Sleiman, une feuille de route qui consiste à entamer le plus tôt possible un dialogue national à huis clos durant cinq jours consécutifs et durant lequel les différents partis discuteront du nouveau gouvernement, de la loi électorale et de la stratégie de défense nationale », a lancé M. Berry dans son allocution prononcée à l’occasion de la commémoration de la disparition, en Libye, de l’imam Moussa Sadr, fondateur du mouvement Amal. Dans ce contexte, M. Berry a affirmé que « toutes les armes en dehors du contrôle de l’armée libanaise et de la résistance au Liban-Sud » sont refusées. « Nos armes sont-elles refusées car nous sommes capables de dissuader l’ennemi? s’est interrogé le chef du législatif. Nous protégeons la souveraineté du Liban et non une communauté », a-t-il poursuivi, tout en précisant que le concept d’une stratégie de défense nationale ne concerne pas une seule partie ou une seule communauté. « Les frontières au Liban-Sud ne sont pas des frontières chiites, les frontières au Liban-Nord ne sont pas un nid pour les takfiristes et Beyrouth n’est pas aux seuls sunnites », a-t-il encore dit.
Pour le président du Parlement, le blocage sur la scène politique au Liban « est dû aux mauvaises intentions de certaines parties » qui veulent mettre la main sur le gouvernement. « Nous sommes pour un partenariat » au sein du gouvernement, a lancé M. Berry. « Y a-t-il des parties qui seraient prêtes à faire des concessions pour renforcer l’État libanais ? » s’est-il interrogé, rappelant que son parti est le premier à avoir appelé à la reprise du dialogue national.
Dans son discours, le président du Parlement a aussi estimé qu’Israël est derrière la vague d’attentats qui frappe le Liban, alors que des obus lancés depuis le territoire syrien tombaient sur le Hermel. « L’armée et la résistance ont déjà démantelé plusieurs réseaux d’espionnage israéliens et ceux qui perpétuent des attentats au Liban sont certainement liés aux réseaux israéliens », a-t-il lancé.
Et d’ajouter : « Nous devons donc trouver une issue au blocage politique au Liban et reprendre le dialogue. Nous appelons toutes les parties à gagner du temps et à entamer un dialogue ouvert au lieu d’attendre un changement régional car le Liban n’est plus la priorité pour les pays qui prennent les grandes décisions. Nous attendons toujours que la Libye informe l’opinion publique des résultats auxquels a abouti la justice libyenne concernant la disparition de l’imam Moussa Sadr », a-t-il enfin dit.


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DIALOGUE À " HUIT "... EN... CLOS !
14 h 59, le 02 septembre 2013