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Turquie: ouverture lundi du procès des auteurs du putsch de 1997

Le procès des auteurs présumés d'un coup de force militaire, qui avait contraint en 1997 le premier gouvernement islamiste en Turquie à quitter le pouvoir, s'ouvrira lundi devant un tribunal d'Ankara.


Quelque 103 accusés, dont 37 sont en détention préventive, doivent comparaître devant la 13e chambre criminelle d'Ankara dans ce procès considéré comme un nouvel épisode de la lutte engagée par le régime islamo-conservateur turc pour écarter les généraux de la sphère politique.

 


Parmi eux figurent le numéro un de l'armée turque de 1994 à 1998, l'ex-général Hakki Karadayi, 81 ans, ainsi que son adjoint de l'époque, l'ex-général Cevik Bir, et de nombreux autres officiers à la retraite.
Le ministère public a recommandé à l'encontre de nombreux accusés une peine de réclusion à perpétuité pour "renversement du gouvernement".


Tous les prévenus sont aujourd'hui détenus à la prison de Sincan, dans la périphérie d'Ankara, où l'armée avait ordonné en février 1997 à un escadron de blindés de défiler dans les rues. La municipalité islamiste de la ville venait d'organiser une réunion publique sur "la libération de Jérusalem" en faisant l'éloge notamment du groupe islamiste palestinien Hamas.
Cette démonstration de force, assortie d'un ultimatum, avait suffi à pousser le gouvernement de coalition à la démission.


Les événements de 1997 sont qualifiés en Turquie de "coup d'Etat postmoderne" car les généraux ont réussi à faire tomber le pouvoir sans violence ni effusion de sang et n'ont pas imposé un régime militaire.
L'armée turque, qui se considère comme la garante des principes de la République, à commencer par celui de la laïcité, a renversé trois gouvernements civils en 1960, 1971 et 1980.


Le gouvernement poussé à la démission par le coup de force de 1997 était dirigé par Necmettin Erbakan, décédé en 2011, le mentor politique de l'actuel Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Depuis la victoire de son Parti de la justice et du développement (AKP) en 2002, le gouvernement islamo-conservateur de M. Erdogan s'est efforcé de réduire l'influence des militaires sur la vie politique. Des dizaines d'officiers d'active et à la retraite sont actuellement en prison, condamnés ou inculpés dans plusieurs complots présumés dirigés contre le pouvoir.

Le procès des auteurs présumés d'un coup de force militaire, qui avait contraint en 1997 le premier gouvernement islamiste en Turquie à quitter le pouvoir, s'ouvrira lundi devant un tribunal d'Ankara.
Quelque 103 accusés, dont 37 sont en détention préventive, doivent comparaître devant la 13e chambre criminelle d'Ankara dans ce procès considéré comme un nouvel épisode de la lutte engagée par le régime islamo-conservateur turc pour écarter les généraux de la sphère politique.
 
Parmi eux figurent le numéro un de l'armée turque de 1994 à 1998, l'ex-général Hakki Karadayi, 81 ans, ainsi que son adjoint de l'époque, l'ex-général Cevik Bir, et de nombreux autres officiers à la retraite. Le ministère public a recommandé à l'encontre de nombreux accusés une peine de réclusion à perpétuité pour "renversement...