Retirer une fourchette du pénis d’un patient !
Des médecins en Australie ont opéré d’urgence un homme qui avait introduit dans son pénis une fourchette en métal, une intervention médicale si peu habituelle qu’elle a fait l’objet d’un long article dans une revue professionnelle très respectée destinée aux chirurgiens.
Selon l’article, « Un corps étranger inhabituel dans l’urètre » publié dans l’International Journal of Surgery, l’homme de 70 ans s’est présenté aux urgences de l’hôpital de Canberra avec un pénis en sang, « après s’être introduit une fourchette dans l’urètre pour stimuler le plaisir sexuel ». L’homme avait introduit la fourchette de 10 cm, en métal, douze heures auparavant, mais ne parvenait plus à la retirer, poursuit l’article, qui ne précise pas la date des faits. Les docteurs, confrontés pour la première fois à un cas pareil, « ont discuté de plusieurs opérations possibles », avant de retirer l’objet avec un forceps et beaucoup de lubrifiant, alors que le patient était sous anesthésie générale.
« Ce cas méritait discussion étant donné le défi présenté par une affaire aussi inhabituelle, d’une fourchette coincée dans l’urètre d’un pénis », note cette très sérieuse revue professionnelle. Elle détaille ensuite quelques rares cas d’objets étrangers retrouvés dans l’urètre du pénis au cours des neuf dernières années. « La stimulation autoérotique à l’aide d’objets insérés dans l’urètre existe depuis les temps immémoriaux et sont des cas peu fréquents, mais connus, pour les urologues », souligne-t-elle. Elle rappelle que si le patient tarde à consulter, car trop embarrassé, il risque de mourir à la suite d’une infection.
Chine
Manquer l’urinoir coûtera 12 euros
Les hommes manquant de précision en utilisant les urinoirs des toilettes publiques de la métropole chinoise de Shenzhen seront bientôt mis à l’amende, une annonce accueillie avec dérision sur l’Internet chinois. « Une utilisation inconvenante des toilettes publiques sera punie d’une amende de 100 yuans (12 euros) par les autorités » à partir du mois prochain, a indiqué hier un fonctionnaire de la ville.
Le projet de règlement municipal ne précise pas à partir de quelle quantité d’urine répandue hors de la cuvette l’usager s’exposera à une contravention, ni comment l’infraction sera constatée.
Les internautes chinois n’ont pas tardé à railler cette annonce sur le site de microblogs Weibo, ironisant sur la perspective d’une armée des inspecteurs de latrines. « Nombre de nouveaux postes vont être créés dans la fonction publique. Il y aura un surveillant derrière chaque personne se soulageant, pour vérifier si elle vise juste », s’est moqué un usager de Weibo. « C’est mieux de n’avoir aucune règle du tout, qu’une règle qui ne pourra pas être appliquée », a commenté un autre.
Le juriste Shu Li, dans un commentaire publié par le quotidien pékinois Jinghua Shibao, s’est pour sa part interrogé sur la pertinence du règlement et a estimé que « la loi devrait continuer de faire preuve de la retenue la plus élémentaire en abordant les aspects intimes de la vie des gens ».
Suisse
Une heure et demie de retenue qui coûte cher
Le Tribunal fédéral, la plus haute instance juridique suisse, a rejeté l’ultime recours d’une collégienne qui était en procès depuis deux ans contre son collège du village de Klosters, dans le canton des Grisons, afin d’annuler une retenue d’une heure et demie. La décision a été rendue le 24 juillet et publiée en début de semaine sur le site Internet du tribunal.
Selon l’agence ATS, tout a commencé en mars 2011 quand cette adolescente de 14 ans avait emprunté avec certains de ses camarades lors d’une sortie scolaire un autre itinéraire que prévu pour descendre en ski vers Klosters. Les collégiens fautifs avaient été punis d’une heure et demie de retenue. Cependant, une seule élève ne s’était pas présentée le jour dit. Elle a d’abord expliqué qu’elle devait passer un examen. Le collège lui proposa alors d’effectuer la retenue pendant le week-end, ce qu’elle refusa. Le conseil de classe convoqué sur ce cas n’a pas eu plus de succès. Les parents de la collégienne ont alors pris un avocat pour porter l’affaire devant diverses instances. Ils ont à chaque fois été déboutés, que ce soit devant la direction de l’école, le département cantonal de l’éducation et, enfin, le Tribunal administratif cantonal des Grisons. In fine, ils se sont adressés au Tribunal fédéral, qui a confirmé les décisions précédentes de rejet.
Le verdict est tombé : les parents devront payer les honoraires d’avocats ainsi que les 2 000 francs suisses (1 667 euros) de frais judiciaires facturés par les juges fédéraux. L’affaire a provoqué une polémique. Les internautes suisses scandalisés espèrent à présent que les parents de la collégienne n’iront pas jusqu’à « porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme ».
Bulgarie
Elle avait une tumeur de 23 kg...
Des chirurgiens bulgares ont retiré lundi une immense tumeur de 23 kilogrammes de l’abdomen d’une patiente âgée de 67 ans, se référant à des livres de médecine du siècle précédent pour savoir comment procéder dans un tel cas.
La patiente a été hospitalisée avec des complications et une température élevée à la suite d’une grippe. Des médecins de l’hôpital universitaire d’obstétrique et de gynécologie de Sofia se sont alors rendus compte de la masse géante qui compressait de nombreux organes vitaux de l’abdomen de la patiente.
« Nous avons retiré une tumeur de 23 kilos, qui avait la taille d’un enfant de 6 ou 7 ans. Je n’avais encore jamais vu pareil cas de négligence médicale au cours de ma longue carrière », a expliqué le chirurgien Bozhidar Slavchev, cité dans le communiqué de l’hôpital.
La femme a précisé aux médecins qu’elle avait eu connaissance de cette tumeur il y a vingt ans, mais qu’elle avait craint l’opération. « Nous avons vu des cas curieux similaires, décrits dans des livres de médecine remontant au début du siècle précédent. C’est inquiétant de constater que des patients n’ont pas réalisé d’examens préventifs depuis vingt ans », a déploré Stefan Konstantinov, l’un des trois chirurgiens mobilisés pour l’opération de plus de trois heures. La patiente a perdu un tiers de son poids, suite au retrait de la tumeur.


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