Annoncé perdu pour le tennis il y a à peine un an, suite à sa grave blessure au genou gauche, Rafael Nadal a, comme souvent dans un match ou dans sa carrière, retourné bien rapidement la situation. Victorieux des deux Masters 1 000 américains de l’été à Montréal et Cincinnati, le Majorquin a incontestablement frappé un grand coup sur le classement ATP.
Fin de saison sans pression
Premier à la race (classement ne prenant en compte que les résultats de la saison en cours) avec 9 000 pts, soit 2 300 de plus que son premier rival Novak Djokovic, Rafa s’est octroyé un matelas confortable à une semaine du début de l’US Open. Un total qui s’approche de plus en plus de la barre des 10 000 annoncée par l’intéressé ces derniers jours pour commencer à espérer disputer la place de numéro 1 mondial au Serbe.
Ajoutez à cela une fin de saison presque sans aucune pression, et l’objectif du Majorquin prend des allures d’autoroute. Blessé en 2012 à partir de Wimbledon, l’ogre de l’ocre n’a en effet, selon le complexe système de points de l’ATP, aucun résultat à défendre d’ici à la fin de l’année.
Chaque participation à un tournoi ne sera donc pour lui qu’un bonus, soit l’inverse de Djokovic, finaliste de l’US Open, vainqueur du Masters 1 000 de Shanghai et de l’ATP Masters de Londres l’an dernier. Une situation rêvée pour un Nadal de retour à son meilleur niveau.
La saison au presque parfait
Il faudrait en effet un parcours quasi parfait de Djoko, conjugué à une fin de saison aux antipodes des performances actuelles de Rafa, pour permettre au Serbe de conserver son rang. Mais alors qu’un sans faute de « Nole » n’est jamais à exclure tant il semble supérieur à tout le monde lorsqu’il joue à son meilleur niveau, une défaillance de Nadal apparaît elle bien improbable eu égard à ses résultats cette saison, mais aussi à sa forme.
Absent à l’Open d’Australie et sur les premières semaines de compétition, El Matador affiche des statistiques folles cette saison. En 13 tournois disputés, il s’est imposé à 9 reprises et est arrivé 2 fois en finale.
Seule ombre au tableau, son élimination surprise au premier tour de Wimbledon, où lui et son genou avaient payé les efforts de la tournée sur terre battue avec la victoire à Roland-Garros. Vainqueur de 5 Masters 1 000 cette saison (dépassant son record de 4 victoires, et égalant celui de Djokovic en 2011), dont 3 sur dur, Nadal n’a peut-être jamais affiché un aussi bon niveau de jeu sur cette surface si difficile pour lui à dompter lors de ses premières années.
Le seul élément qui pourrait le trahir sur cette fin d’année, marquée par l’US Open et les tournois en indoor : son physique. Car si le Majorquin, grâce à ses multiples arrêts forcés, n’a probablement jamais attaqué les derniers mois de l’année avec autant d’énergie dans les jambes, il sait malheureusement par expérience que, contrairement à lui, son genou peut lâcher à tout moment.
(Source : Internet)


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