Des universitaires bénévoles participent à une session de formation pour combattre le décrochage scolaire.
Dans un second temps, ces jeunes femmes devront assurer des sessions de soutien scolaire par les méthodes interactives à 90 écoliers du cycle primaire pour les aider à acquérir des connaissances scolaires de manière dynamique et à améliorer ainsi leur rendement scolaire. Cette initiative, dont l’objectif est de lutter contre le décrochage scolaire, s’inscrit dans le prolongement d’un programme pour le développement social et économique lancé par le ministère des Affaires sociales en collaboration avec l’ambassade italienne. Ce programme vise à combattre la pauvreté dans le vieux Tripoli en aidant les femmes, les jeunes et les enfants, soit les personnes les plus vulnérables de la société, à forger leurs armes pour sortir de la précarité.
Le président du programme, Khaled Hanouf, a indiqué « qu’un séminaire sera ultérieurement consacré aux classes du complémentaire ».
La Fondation Safadi organise des séminaires d’apprentissage de plusieurs métiers, adressés aux femmes et aux jeunes.
Mme Samira Baghdadi, qui est à la tête du département social de l’ONG, souligne dans ce contexte que « plus de 50 % des familles de Tripoli vivent sous le seuil de la pauvreté et environ 50 % des jeunes ne vont plus à l’école entre 14 et 19 ans ». « De plus, le chômage y touche 30 % de la population, ce qui rend une telle initiative plus que nécessaire afin de remettre la population locale sur les rails », a-t-elle indiqué.

