La police empêche des manifestants de se rassembler à Manama
OLJ /
le 15 août 2013 à 00h32
Des heurts ont opposé certains manifestants aux forces antiémeute bahreïnies dans les villages environnant Manama. Hamad I. Mohammad/Reuters
La police bahreïnie quadrillait hier Manama et ses environs, empêchant des manifestants de répondre à un appel d’un mouvement Tamarrod local, proche de l’opposition chiite, et de se rassembler près de l’ambassade américaine pour protester contre le pouvoir sunnite. Tamarrod a expliqué que l’objectif de la manifestation était d’instaurer une « véritable démocratie comme celles qui existent dans des pays occidentaux comme les États-Unis et le Royaume-Uni ». Un dispositif de sécurité exceptionnel a donc été mis en place dès mardi soir à Manama et dans de nombreux villages chiites proches en prévision de la manifestation. Dans un communiqué publié tôt hier, le ministère a affirmé que « le déploiement de forces de sécurité dans différents endroits du royaume est destiné à préserver l’ordre public et à assurer la fluidité de la circulation ». La police a par ailleurs tiré des gaz lacrymogènes et des chevrotines en direction de centaines de personnes qui s’étaient aventurées dans les rues de plusieurs villages chiites proches de la capitale pour tenter de manifester, selon des témoins. L’opposition, qui milite pour une monarchie constitutionnelle, a indiqué pour sa part que les autorités avaient isolé plusieurs localités chiites, en coupant des routes avec des blocs en béton et des fils barbelés. Ce dispositif est destiné à « empêcher les citoyens de manifester », a souligné le mouvement chiite al-Wefaq, le plus important groupe de l’opposition, en accusant les autorités d’avoir « transformé certaines régions en prison pour leurs habitants ». Des témoins ont également expliqué que le lourd dispositif de sécurité avait empêché des manifestants de sortir dans la rue. Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs indiqué que des manifestants avaient tenté de bloquer dans l’île de Moharraq, à l’est de Manama, une route avec des pneus auxquels ils ont mis le feu avant une intervention des forces de sécurité pour dégager cette voie. Il a aussi affirmé que des « terroristes » avaient attaqué, à l’aide de cocktails Molotov, et blessé un travailleur asiatique qui était en train de dégager une route bloquée par des manifestants à Noueidrat, village chiite au sud de Manama. En prévision du rassemblement de Tamarrod, le roi Hamad ben Issa al-Khalifa avait amendé la semaine passée la loi sur les rassemblements publics en interdisant toute manifestation dans la capitale de Bahreïn, secouée depuis 2011 par un mouvement de contestation chiite, et durant lequel au moins 80 personnes ont été tuées, selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).
La police bahreïnie quadrillait hier Manama et ses environs, empêchant des manifestants de répondre à un appel d’un mouvement Tamarrod local, proche de l’opposition chiite, et de se rassembler près de l’ambassade américaine pour protester contre le pouvoir sunnite. Tamarrod a expliqué que l’objectif de la manifestation était d’instaurer une « véritable démocratie comme celles qui existent dans des pays occidentaux comme les États-Unis et le Royaume-Uni ». Un dispositif de sécurité exceptionnel a donc été mis en place dès mardi soir à Manama et dans de nombreux villages chiites proches en prévision de la manifestation. Dans un communiqué publié tôt hier, le ministère a affirmé que « le déploiement de forces de sécurité dans différents endroits du royaume est destiné à préserver l’ordre...
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