Comme l’avait annoncé le général Michel Aoun il y a quelques jours, le bloc du Changement et de la Réforme a présenté hier, à l’issue de sa réunion hebdomadaire, un plan pour résoudre le problème des réfugiés syriens au Liban. Depuis plusieurs mois, ce bloc ne cesse de tirer la sonnette d’alarme au sujet des retombées de l’afflux de déplacés syriens.
C’est le ministre de l’Énergie et de l’Eau Gebran Bassil qui a lu le texte du plan présenté par le bloc.
Tout en mettant l’accent sur le fait que désormais, un quart des résidents au Liban n’est pas libanais, M. Bassil a estimé que la présence des déplacés syriens et palestiniens est en train de devenir « une question existentielle pour le Liban ». Selon lui, ce pays ne peut pas « assumer le poids d’une telle présence sur son sol qui, de plus, menace de provoquer une explosion généralisée ». M. Bassil a rappelé que les ministres du bloc du Changement et de la Réforme avaient présenté il y a quelques mois déjà des idées pour circonscrire les effets de ce dossier, mais ils avaient été aussitôt accusés de « racisme, d’intolérance et d’inhumanité ». « Au point que nous nous trouvons aujourd’hui devant la catastrophe la plus grave de notre histoire contemporaine », a-t-il dit.
M. Bassil a précisé que le Liban est obligé de songer à « ses intérêts nationaux, même s’il est de tout cœur avec le peuple syrien face à la tragédie qu’il vit actuellement ». Au nom du bloc, il a donc proposé un plan en cinq points, qui, selon lui, peut être appliqué par le gouvernement démissionnaire. Le premier point consiste à décider de cesser d’accueillir les Syriens et les Palestiniens qui viennent de Syrie, par le biais d’un contrôle strict des frontières. Seront exclus de cette décision les cas urgents de maladie qui seront soumis à l’approbation des ministres de l’Intérieur et de la Santé.
Le deuxième point stipule que les autorités libanaises œuvreront de concert avec l’État syrien pour rapatrier les déplacés syriens au Liban et les placer dans les zones sûres avec la possibilité de leur fournir des garanties particulières si nécessaire. Le troisième point précise qu’il faudrait songer à créer des groupements d’accueil des déplacés syriens qui ne peuvent pas rentrer chez eux, dans des zones sûres du côté syrien de la frontière avec le Liban, en leur assurant l’arrivée des aides internationales via la frontière libanaise. Le quatrième point prévoit de multiplier les contacts avec les pays donateurs et avec les instances internationales pour assurer les aides nécessaires aux déplacés en vue de résoudre leur situation, non de la prolonger, tout en tenant compte des exigences de la souveraineté libanaise et en cherchant à éviter une catastrophe humanitaire dont le Liban ne peut pas être tenu pour responsable.
Enfin, dans le dernier point, le plan prévoit un recensement officiel unifié des déplacés syriens et palestiniens dans les villages et les localités, ainsi qu’un contrôle strict sur eux, sur leurs déplacements et sur leurs activités ainsi que sur leurs agissements, notamment la construction de maisons sans permis, pour éviter la multiplication des irrégularités et la création de zones de non-droit tout en évitant aussi les épidémies et les problèmes d’hygiène.
M. Bassil a estimé que ce plan peut être appliqué par l’actuel gouvernement démissionnaire car il n’exige pas de décisions extraordinaires et, ainsi, ce qui menace de devenir un problème existentiel pour le Liban peut être réglé s’il y a une décision en ce sens et une conscience nationale des dangers qu’il comporte. En réponse à une question sur la création de camps pour les déplacés syriens, M. Bassil a répondu : « Si quelqu’un veut construire des camps pour ces réfugiés en jouant sur la fibre confessionnelle libanaise, nous ne nous tairons pas. »
C’est le ministre de l’Énergie et de l’Eau Gebran Bassil qui a lu le texte du plan présenté par le bloc.Tout en mettant l’accent sur le fait que désormais, un quart des résidents au Liban n’est pas libanais, M. Bassil a estimé que la présence des déplacés syriens et palestiniens est en train de devenir « une question existentielle pour le Liban ». Selon lui, ce pays ne peut pas « assumer le poids d’une telle présence sur son sol qui, de...


Yîîîîîh, YÂ hassirtihhh.... MALLAH JORSSAH !
13 h 24, le 15 août 2013