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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Israël ne signera plus de paix sans référendum

Reprise des négociations ce soir à Washington.
Le gouvernement israélien a approuvé hier un projet de loi prévoyant de soumettre à référendum tout accord de paix avec les Palestiniens, selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « C’est important que, pour de telles décisions historiques, chaque citoyen vote directement sur un sujet qui va décider de l’avenir du pays », a-t-il ajouté. Selon un compte-rendu, le gouvernement a vu l’approbation de ce projet comme « urgent et important » et a indiqué qu’il demanderait au Parlement de se prononcer rapidement dessus et les médias israéliens ont indiqué que cela pourrait se faire cette semaine. Le référendum serait ainsi la dernière étape pour entériner un accord de paix après l’approbation du gouvernement puis celle du Parlement. Ce projet de loi est vu comme un geste envers les ministres de droite qui appréhendent les concessions qui pourraient être demandées à Israël lors des négociations. Il obligerait ainsi la tenue d’une consultation populaire dans le cas où des territoires sous le contrôle israélien sont cédés en vertu d’un accord de paix ou d’une décision du cabinet.

Libération de 104 prisonniers palestiniens
Parallèlement, le gouvernement israélien a approuvé hier la libération de prisonniers palestiniens, selon la radio publique, qui a précisé que cette décision concernait 104 prisonniers et qu’elle avait été votée par 13 votes pour, 7 votes contre et 2 absentions. « Le gouvernement a approuvé l’ouverture de négociations diplomatiques entre Israël et les Palestiniens et (...) la formation d’un comité ministériel en charge de la libération de prisonniers palestiniens dans le cadre des négociations », a en outre indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, précisant que ce dernier présiderait le comité. L’Autorité palestinienne a immédiatement salué la décision israélienne. « Nous saluons la décision du gouvernement israélien de relâcher les prisonniers qui ont été arrêtés avant les accords d’Oslo (en 1993). Nous estimons qu’il s’agit d’une étape importante et espérons pouvoir saisir l’opportunité fournie par les efforts de l’administration américaine pour parvenir à un accord de paix durable et juste », a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat.
Le feu vert du cabinet israélien est intervenu après plusieurs heures de délibérations en raison de l’opposition farouche aux libérations de prisonniers exprimée par plusieurs ministres, se faisant l’écho d’une bonne partie de l’opinion publique israélienne. Les noms des prisonniers n’ont pas été officiellement rendus publics, mais la liste inclurait des meurtriers de femmes et d’enfants israéliens ainsi que des détenus ayant tué des Palestiniens soupçonnés d’avoir collaboré avec Israël, selon les médias. Selon Almagor, une association représentant des victimes israéliennes des attentats palestiniens, la liste comprendrait aussi des détenus de droit commun. Qadura Fares, chef du Club des prisonniers palestiniens, qui défend les droits des Palestiniens détenus en Israël, avait assuré hier avant le vote qu’il n’y aurait aucune négociation avec l’État hébreu sans la libération des 104 détenus.
Rappelons qu’un responsable palestinien avait déclaré samedi que les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens devaient reprendre ce soir et demain matin à Washington, ce que le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a qualifié hier d’« avancée potentiellement majeure », espérant qu’elle débouche sur un accord. Selon le responsable, qui a requis l’anonymat, des responsables américains seront présents aux négociations qui seront dirigées côté palestinien par le négociateur en chef Saëb Erakat et côté israélien par la ministre de la Justice Tzipi Livni. Selon les médias israéliens, Mme Livni sera accompagnée par Yitzhak Molcho, l’émissaire personnel de M. Netanyahu. À l’issue de son sixième voyage dans la région, le secrétaire d’État américain John Kerry avait annoncé la semaine dernière un accord pour une reprise prochaine des pourparlers de paix gelés depuis septembre 2010. Les dernières négociations de paix avaient rapidement tourné court en raison de la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
(Sources : agences)
Le gouvernement israélien a approuvé hier un projet de loi prévoyant de soumettre à référendum tout accord de paix avec les Palestiniens, selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « C’est important que, pour de telles décisions historiques, chaque citoyen vote directement sur un sujet qui va décider de l’avenir du pays », a-t-il ajouté. Selon un compte-rendu, le gouvernement a vu l’approbation de ce projet comme « urgent et important » et a indiqué qu’il demanderait au Parlement de se prononcer rapidement dessus et les médias israéliens ont indiqué que cela pourrait se faire cette semaine. Le référendum serait ainsi la dernière étape pour entériner un accord de paix après l’approbation du gouvernement puis celle du Parlement. Ce projet de loi est vu comme un geste envers...
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