Le chef du bloc parlementaire du Hezb, le député Mohammad Raad, a déclaré que la décision de l’UE constituait « un message terroriste et non pas un message politique ». « Ils veulent terroriser notre peuple dans le cadre de la guerre douce qu’ils lui livrent », a-t-il accusé, tout en estimant que ce message est « une tentative désespérée des Européens qui ne sont jamais parvenus à faire plier la Résistance. »
Établissant un lien entre la décision européenne et l’opposition rencontrée par le Hezbollah chez une grande partie des Libanais, M. Raad s’est interrogé : « Est-ce un hasard ou bien est-ce la Providence qui a uni dans la volonté d’exclusion (du Hezbollah) certaines parties de l’intérieur et la décision européenne ? »
« Mais ni les Européens ni ces parties ne sont en mesure de mettre en œuvre ce qu’ils ont décidé », a-t-il conclu.
De son côté, le député Ali Fayad, membre du même bloc, a axé son commentaire sur ce qu’il estime être des insuffisances dans le processus judiciaire sur lequel l’UE s’est fondée dans sa décision. « Les investigations sur l’attentat de Bourgas (Bulgarie) ne sont pas encore achevées » et « les dossiers parvenus au ministère des Affaires étrangères à ce sujet sont considérés comme vides. Ils ne comportent aucun indice crédible ou significatif sur le plan judiciaire », a-t-il dit.
Pour M. Fayad, l’Union européenne « a cédé dans sa prise de décision à une vieille demande israélienne et à de fortes pressions américaines », mais aussi à des « interventions arabes et libanaises en rapport avec le problème syrien ». « Deux ou trois États européens ont entraîné tous les autres vers une prise de position qui ne les satisfaisait pas », a-t-il ajouté, estimant que l’UE « ne peut tirer aucun bénéfice de la décision qui a été prise, laquelle est contraire à ses intérêts ».
De plus, a ajouté le député de Marjeyoun, cette décision « ne va rien modifier dans les positions et les convictions du Hezbollah au sujet de la Résistance contre l’occupation israélienne tout autant qu’à propos de la crise syrienne ». « Et elle est contraire aux allégations des Européens selon lesquels la stabilité est une priorité au Liban, dans la mesure où elle constitue un message négatif à l’adresse des Libanais », a-t-il dit.
Mais c’est son collègue Nawaf Moussaoui qui a été le plus loin dans ses critiques contre la décision européenne. Selon lui, cette décision constitue « une agression contre la Résistance, son peuple et sa nation ». Elle représente, a-t-il estimé, « une politique colonialiste à l’égard du Liban, mis à part le fait qu’il s’agit d’une soumission aux diktats américano-israéliens ».
« En prenant pareille position, l’Union européenne confirme qu’elle se range aux côtés de l’ennemi sioniste dans ses agressions contre le Liban. Ainsi, du fait même qu’elle a qualifié la Résistance de terroriste, l’UE devient partenaire dans toute attaque (israélienne) contre le Liban », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « Il est vrai que l’ambassadrice de l’UE (Angelina Eichhorst) nie que la décision européenne puisse constituer une couverture à une quelconque agression israélienne. Mais les dénégations de l’ambassadrice n’ont pas de valeur. Dans le cas d’une agression, il serait question d’une “guerre contre une organisation terroriste” et, du coup, la diplomate ne serait pas en mesure d’exprimer autre chose que la volonté des États de l’UE. Voilà pourquoi ses tentatives de minimiser l’ampleur de la décision de l’UE ne riment à rien. »
Enfin, le député Ali Mokdad, également membre du bloc du Hezbollah, a estimé que « la décision de l’UE est d’inspiration américano-israélienne », mais qu’elle a été « écrite avec une encre européenne ». « Cette décision n’est pas née d’hier. On a commencé à l’écrire dès les premiers jours de la guerre de juillet 2006 », a-t-il dit.
« Mais cette décision n’aurait pas été prise s’il n’y avait pas, à l’intérieur, des parties qui travaillent depuis dix ans à inclure le Hezbollah sur la liste du terrorisme », a lancé M. Mokdad.



On le serait pour moins , comment comprendre qu'on l'inscrit sur une liste infame pour ceux qui l'ont elebore et venir faire du marketing dans la banlieue sud de Beyrouth ?? Le hezb resistant est insensible a l'hypocrisie de cette Europe decadente, a la botte du sionisme d'israel apeuree .
11 h 45, le 29 juillet 2013