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Moyen Orient et Monde - Éclairage

Les pays occidentaux de plus en plus mal à l’aise face à la crise égyptienne...

Les pays occidentaux ressentent face à la crise égyptienne un malaise croissant, craignant que l’engagement de l’armée à ramener le pays dans une voie démocratique ne soit qu’un vœu pieux destiné à cacher une prise de pouvoir prolongée.


Si les États-Unis ont toujours refusé de qualifier le renversement du président Mohammad Morsi de coup d’État, ce qui aurait, en vertu de la loi américaine, entraîné le gel automatique de quelque 1,5 milliard de dollars d’aide militaire, Washington a envoyé aux dirigeants par intérim du pays un avertissement en suspendant la livraison de quatre chasseurs F-16. Le Royaume-Uni a également annoncé la semaine passée être revenu sur des autorisations d’exportation d’équipements militaires vers l’Égypte en raison de craintes qu’ils ne puissent être utilisés contre les manifestants. Ces autorisations portaient sur des composants de véhicules blindés et de mitrailleuses, ainsi que sur des équipements radio et de communications notamment pour des chars.
Les dirigeants par intérim de l’Égypte ont présenté une feuille de route pour une nouvelle Constitution et de nouvelles élections, mais les avis divergent sur la question de savoir s’ils tiendront leurs engagements et à quel point le processus envisagé sera ouvert. Les inquiétudes ont encore été accrues par l’appel à manifester lancé par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi.

L’arbitre
« La réalité, c’est que l’Égypte est revenue à un système plus autoritaire, avec une classe politique agissant sous la couverture des militaires et une répression importante contre toute dissidence », analyse David Butter, du think tank britannique Chatham House. L’armée, habituée de longue date à un rôle politique majeur en Égypte, « se cache derrière le paravent d’un gouvernement civil constitutionnel », argue-t-il. « La stratégie du gouvernement par intérim consiste clairement à écarter politiquement les Frères musulmans jusqu’aux élections. Aucune des parties n’est prête à négocier avec l’autre », relève quant à lui Michael Lueders, un expert allemand de la région. « Certains dans la région voient ce qui s’est passé en Égypte comme une simple correction », destinée à soutenir « un soulèvement populaire », pointe de son côté l’ex-émissaire américain pour le Proche-Orient Dennis Ross, soulignant que quelque 12 milliards de dollars d’aide avaient déjà été promis aux dirigeants intérimaires du pays par des pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite.
Mais il y a aussi une « autre manière de raconter cette histoire », relève-t-il, selon laquelle « un gouvernement légitimement élu » a été renversé. Et malgré la nomination de responsables politiques civils, « il faut reconnaître que l’arbitre de la situation aujourd’hui, c’est l’armée », a-t-il souligné jeudi devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères. « Il y a besoin de plus d’ouverture », abonde Marie Harf, une des porte-parole de la diplomatie américaine. « Même s’il y a eu des progrès, ils doivent poursuivre le processus et revenir le plus tôt possible à un gouvernement démocratiquement élu. Nous n’y sommes clairement pas encore, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir », dit-elle.


Les élus américains se penchaient jeudi sur l’avenir de l’aide de 1,5 milliard de dollars que les États-Unis versent chaque année à l’Égypte. « Soyons clairs. Notre soutien n’est ni inconditionnel ni illimité dans le temps », a averti le sénateur Robert Menendez, président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères. « Les militaires égyptiens doivent prouver qu’ils sont attachés à un processus politique ouvert, à des élections crédibles et à un mode de gouvernement démocratique », a-t-il ajouté.

Les pays occidentaux ressentent face à la crise égyptienne un malaise croissant, craignant que l’engagement de l’armée à ramener le pays dans une voie démocratique ne soit qu’un vœu pieux destiné à cacher une prise de pouvoir prolongée.
Si les États-Unis ont toujours refusé de qualifier le renversement du président Mohammad Morsi de coup d’État, ce qui aurait, en vertu de la loi américaine, entraîné le gel automatique de quelque 1,5 milliard de dollars d’aide militaire, Washington a envoyé aux dirigeants par intérim du pays un avertissement en suspendant la livraison de quatre chasseurs F-16. Le Royaume-Uni a également annoncé la semaine passée être revenu sur des autorisations d’exportation d’équipements militaires vers l’Égypte en raison de craintes qu’ils ne puissent être utilisés contre les...
commentaires (2)

Et en Lybie , Tunisie ils sont a l'aise ? et le seront ils si en Syrie ca se passait comme on devine tous que ca ne doit pas etre , seront ils a l'aise ? foutaises de decadents ...

Jaber Kamel

11 h 58, le 28 juillet 2013

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Commentaires (2)

  • Et en Lybie , Tunisie ils sont a l'aise ? et le seront ils si en Syrie ca se passait comme on devine tous que ca ne doit pas etre , seront ils a l'aise ? foutaises de decadents ...

    Jaber Kamel

    11 h 58, le 28 juillet 2013

  • ben, ils peuvent être mal à l'aise, ils peuvent. Avec leurs calculs à la mord moi l' nœud, leur choix délibéré de soutenir mordicus les islamistes au MO et ailleurs,les occidentaux ont encore une fois loupé le coche.Et mis l'Egypte dans une situation impossible. Avec leur reconnaissance empressée de "l'élection démocratique" de M. Morsi,et da sa nouvelle "constitution" abondamment charïaesque,ils ont plus que fortement contribué à déclencher un processus de violence permanente, et mis l'Egypte à genoux économiquement.Alors,oui,franchement,ils peuvent être très mal à l'aise.

    GEDEON Christian

    13 h 20, le 27 juillet 2013

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