Quand on peut marcher sous la pluie... sans se mouiller
Jusque-là, plus de 60 000 visiteurs ont pu entrer dans la « Rain Room » du Museum of Modern Art de New York.
OLJ /
le 26 juillet 2013 à 00h00
Dès que le visiteur s’engouffre dans la pièce, des capteurs traquent chacun de ses mouvements et l’eau cesse de tomber là où il se trouve. Timothy Clary/AFP
Dans la file d’attente, les visiteurs sont chauffés à blanc sous le soleil : New York vit cet été à l’heure de la « Rain Room », une installation au Museum of Modern Art (MoMA) qui confère à chacun le pouvoir... de contrôler la pluie. « J’ai fait la queue pendant quatre heures. C’est un concept très intéressant », explique Luciano Neves, un Brésilien installé à New York, qui n’en revient toujours pas. « J’ai été un peu mouillé parce qu’il faut quand même traverser un peu la “pluie” pour l’arrêter ». D’abord proposée à Londres à la fin de l’année dernière, la « Rain Room » (salle de pluie) plonge le visiteur dans un espace réduit où tombent des hallebardes. Dès qu’il s’y engouffre, des capteurs traquent chacun de ses mouvements et l’eau cesse de tomber précisément là où il se trouve. Le collectif Random International, concepteur de la « Rain Room », explique sur son site Internet que le visiteur a le « pouvoir d’arrêter la pluie ». « Grâce au numérique, la “Rain Room” est une averse à la chorégraphie finement orchestrée. C’est une œuvre monumentale qui permet à chacun de devenir artiste sur une scène inattendue tout en créant une atmosphère intime faite de contemplation. » Inaugurée au MoMA en mai, la « Rain Room » doit fermer ce dimanche. Mais devant les hordes de visiteurs, le musée a décidé d’élargir ses horaires. Il est même désormais possible de contempler l’installation sans toutefois pouvoir y entrer. À l’intérieur, les visiteurs se prennent en photo à contre-jour, les courbes de leur corps illuminées par un immense projecteur placé tout au fond de la pièce. « La “Rain Room” invite les visiteurs à s’interroger sur le rôle que peuvent jouer la science, la technologie et le génie humain dans (...) notre environnement », explique de son côté le MoMA sur son site Internet. Et son succès ne se dément pas. Plus de 60 000 personnes l’ont visitée. Le chiffre peut paraître faible, mais il prend une autre ampleur lorsque l’on songe que seules dix personnes sont admises en même temps pendant quelques minutes à l’intérieur de la « Rain Room ». « Il est pratiquement impossible de comparer » cette exposition à d’autres, explique Rebecca Taylor, porte-parole du MoMA. Mais la fièvre de la « Rain Room » s’est aussi emparée des réseaux sociaux. « J’étais au MoMA ce matin et j’ai remarqué qu’il y avait plus monde dans la queue pour la “Rain Room” que pour les autres expositions et la collection permanente », explique Jeffrey Gitei Hall sur son compte Twitter. (Source : AFP)
Dans la file d’attente, les visiteurs sont chauffés à blanc sous le soleil : New York vit cet été à l’heure de la « Rain Room », une installation au Museum of Modern Art (MoMA) qui confère à chacun le pouvoir... de contrôler la pluie. « J’ai fait la queue pendant quatre heures. C’est un concept très intéressant », explique Luciano Neves, un Brésilien installé à New York, qui n’en revient toujours pas. « J’ai été un peu mouillé parce qu’il faut quand même traverser un peu la “pluie” pour l’arrêter ». D’abord proposée à Londres à la fin de l’année dernière, la « Rain Room » (salle de pluie) plonge le visiteur dans un espace réduit où tombent des hallebardes. Dès qu’il s’y engouffre, des capteurs traquent chacun de ses mouvements et l’eau cesse de tomber précisément...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.