Si les dissolutions ordonnées le 10 juillet en Conseil des ministres constituaient la première réponse de l’exécutif à l’émotion suscitée par la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric, le 5 juin, celles décidées hier visent à rappeler, selon le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qu’« il n’y a pas de place dans notre pays pour la haine, la xénophobie, l’antisémitisme ou des actes antimusulmans ».
Par ce geste, le gouvernement entend répondre à la dangerosité de groupes extrémistes ouvertement antisémites. En plein ramadan, et alors que des tensions urbaines agitent certaines banlieues, il semble également vouloir donner des gages de sa détermination à lutter contre l’islamophobie.
M. Valls, qui a annoncé ces dissolutions à l’issue du Conseil des ministres, a décrit l’Œuvre française comme une « association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au maréchal Pétain, à Brasillach ou à Maurras ».
Fondé en 1968 et longtemps dirigé par Pierre Sidos, fils de François Sidos, fusillé à la Libération pour collaboration, le plus ancien groupuscule d’extrême droite est organisé « comme une milice privée avec des camps de formation de type paramilitaire », a souligné le ministre de l’Intérieur.
La provocation à la haine et le fait de présenter le caractère d’une milice privée ou d’un groupe de combat entrent dans les critères prévus par l’article L.212-1 du Code de la sécurité intérieure permettant la dissolution de groupes ou d’associations.
« Dans le même sens, par décret toujours, le président de la République va dissoudre les Jeunesses nationalistes » (JN), organisation « qui propage elle aussi la haine et la violence, qui exalte la collaboration, qui rend hommage à des miliciens ou à des Waffen SS, avec pour certains de ses membres aussi des saluts hitlériens », a-t-il poursuivi.
Les JN, considérées comme la branche activiste de l’Œuvre française, ont été fondées en octobre 2011 par Alexandre Gabriac, un jeune élu FN exclu du parti après la diffusion d’une photo qui le montrait faisant un salut nazi.
(Source : AFP)


Ils peuvent dissoudre ce qu'ils veulent cela ne changera pas la situation que s'ils prennent les mesures adéquates pour éloigner les gens de ce genre de groupuscules. Tant qu'il existera des zones de non droit, ils les verront fleurir a ces organisations qui, plus est, se développent surtout si elle sont stigmatisées publiquement de la sorte. Les politiques Français ont tellement voulu jouer aux malins qu'aujourd'hui, malheureusement, ils se retrouvent avec les mines qu'ils ont semés avec le temps prêtes a exploser. Eh bien bonne chance!
12 h 29, le 25 juillet 2013