Des tablettes de 5 kilos défilent sur les tapis roulants de la chocolaterie Barry Callebaut à Wieze, en Belgique. Georges Gobet/AFP
Barry Callebaut est né en 1996 du mariage des deux maisons historiques, la française Barry et la belge Callebaut. Le groupe a son siège à Zurich. Il achète environ un quart de la production mondiale de fèves (4 millions de tonnes en 2011-2012) pour les traiter dans l’un de ses 50 sites. Wieze est le plus important avec 25 lignes de production, qui combinent traitement de la matière première et produits finis. Ici arrivent les fèves fermentées, désinfectées et torréfiées dans leur pays d’origine en Afrique (Ghana, Côte d’Ivoire, Togo, Tanzanie), en Amérique du Sud (Venezuela) et en Asie (l’île de Java, en Indonésie). Concassées, pressées, elles libèrent un jus noir et épais comme une réglisse, la liqueur de cacao dont sont extraits pour moitié le beurre de cacao (46 %) et la poudre (54 %). Au beurre, on ajoute lait, sucre et autres ingrédients aux combinaisons tenues secrètes pour donner les chocolats dits de couverture pour les chocolateries, les enrobages et les glaçages. Le groupe sert essentiellement des industries qui vendent sous leurs propres marques (80 % environ de ses clients) et des artisans de ville qui élaborent leurs produits à partir de ces ingrédients livrés clé en main jusqu’aux décorations, des feuilles de tatouage fabriquées non loin à Courtrai.
Au final, Barry Callebaut se retrouve dans un produit en chocolat sur cinq dans le monde. « On leur fournit les idées, les concepts, les produits, les recettes : c’est du prêt-à-emploi », indique Frédéric Depypère, directeur recherche et développement. Quel que soit leur segment, poursuit-il, le groupe aide ses clients à définir « une
signature, une identité ». Ses experts sont appelés à l’aide pour résoudre des problèmes récurrents en chocolaterie : l’élimination des taches blanches en surface dégagées par les matières grasses. Sur une étagère, numérotés pour rester anonymes, des produits « tachés », nougats aux amandes, barres de céréales, biscuits et leur solution : les mêmes, sans tache. Impossible bien sûr de les filmer ou d’en connaître le secret. « La structure joue un rôle essentiel », reprend M. Depypère : « Comment garder une surface brillante, un peu cirée, craquante sous la dent tout en restant fondante ? Comment prolonger ce temps de craquage autour d’une glace par exemple, et rendre jaloux tous vos voisins au cinéma ? » « La fève de cacao, avec plus de 20 000 composants, est aussi complexe que le pétrole brut », remarque Herwig Bernaert, responsable de l’innovation. Barry Callebaut, associé à de nombreux instituts universitaires, compte une vingtaine de scientifiques comme lui, purement dédiés au cacao, à sa fermentation, à la création de nouvelles lignes, moins sucrées, plus light, sans lactose... Le groupe est déjà détenteur d’une quarantaine de brevets. Car le chocolat, comme la pâtisserie, est aussi une affaire de chimie.
(Source : AFP)


Il me semble que le chiffre de 900 tonnes /jour est excessif! je veux bien croire a la limite 9 tonnes/jsauf si ils ont plusieurs centres de production qui fabriquent au total 90tonnes/jour mais 900 c'est bcp trop. C'est comparable a la production d'une cimenterie!
09 h 26, le 17 juillet 2013