Le député Ahmad Fatfat a ainsi indiqué qu’« après la bataille de Abra, l’ingérence du Hezbollah dans les combats et la honte ressentie par les gens, il n’est plus possible de traiter les citoyens de la même manière qu’auparavant, sur le mode de toujours plus de concessions réclamées au courant du Futur... Cette pression permanente va conduire au torpillage de la modération ».
« L’armée libanaise a été agressée à Abra, a déclaré M. Fatfat. Elle a bénéficié, en réponse à cette agression, d’une couverture nationale globale. Mais il y a d’autres questions à élucider : la participation du Hezbollah aux combats, au sujet de laquelle nous possédons des preuves, son invasion de domiciles d’où il a chassé les locataires, la destruction de certains d’entre eux, ainsi que le bombardement de Saïda. Or le commandant en chef de l’armée, Jean Kahwagi, a assuré qu’aucun obus de mortier n’avait été tiré par l’armée », a poursuivi M. Fatfat, dans un entretien accordé à Radio Liban Libre. « Dès le premier jour de l’apparition du phénomène Ahmad el-Assir, nous avons pris position contre son discours. Il m’a attaqué lorsque j’ai pris position contre lui parce qu’il portait les armes. Nous savions où cela le mènerait », a ajouté Ahmad Fatfat.
Réagissant aux propos du ministre Ghosn, qui a souligné que « l’armée ne saurait être questionnée ou rendre des comptes » parce que cela « affaiblit l’État », le député du courant du Futur a dit : « Nul ne saurait être au-dessus de la reddition de comptes. Pourquoi avons-nous accepté que l’on demande plus d’une fois des comptes à Achraf Rifi à la Chambre, si cela affaiblit l’État ? Il est de notre droit et de notre devoir de demander des comptes si nous découvrons que des erreurs ont été commises. Les propos du ministre Ghosn selon lesquels il y a des personnes qui devraient échapper à la reddition de comptes sont dangereux. Même le ministre de la Défense doit rendre des comptes. »
Et M. Fatfat de conclure : « Nous rejetons l’équation armée-peuple-résistance, qui donne la prééminence à la résistance au détriment de l’armée et du peuple. L’on n’en finit plus des trames visant à brouiller l’armée avec les partis qui sont en conflit avec le Hezbollah. »
De son côté, le député Samir Jisr a révélé qu’une deuxième séance de la commission de la Défense aura lieu jeudi prochain pour répondre aux questions concernant ce qui s’est réellement produit à Abra. « Nous ne sommes pas vraiment dans une séance de reddition de comptes, mais nous voulons avoir certaines clarifications sur ce qui s’est produit durant la bataille de Abra. Nous préférons avoir des réponses officielles plutôt que de laisser l’imagination des gens travailler », a indiqué le député de Tripoli à l’agence al-Markaziya. « Nul n’est à l’abri d’une erreur. La loi a prévu un mécanisme pour demander des comptes le cas échéant », a poursuivi M. Jisr, précisant que l’armée avait clarifié plusieurs questions à travers son représentant à la séance, le directeur de la chambre des opérations du commandement de l’armée, le colonel Ziad Homsi. « Les députés du 8 Mars ne nous ont pas empêchés de poser nos questions. Mais ils n’étaient pas très enthousiastes pour que nous en posions », a-t-il conclu.
Bien plus véhément, le député Khaled Daher a qualifié de « crime caractérisé » ce que « le Hezbollah a commis à Abra », affirmant « avoir en notre possession des bandes vidéo qui prouvent l’implication du Hezbollah à Abra et que nous allons remettre la semaine prochaine à la commission parlementaire de la Défense ». « Les députés du Hezbollah et du 8 Mars ont fait perdre le temps durant la séance dans une tentative claire et flagrante de prétendre qu’ils défendent l’armée et sa dignité, a déclaré M. Daher. En fait, ils torpillaient la séance et ont empêché le ministre de la Défense et les officiers de l’armée de s’exprimer. Le député Nawaf Moussawi a demandé au ministre de la Défense et aux officiers de l’armée de se retirer. Le ministre Ghosn a failli le faire, mais le député Samir Jisr lui a expliqué que ce geste était en sa défaveur, a noté M. Daher. Frapper et humilier les gens de cette manière dangereuse ; tuer les citoyens libanais à l’intérieur des QG des services de renseignements de l’armée ; bombarder Abra par les canons du Hezbollah ; laisser le Hezbollah participer avec des brassards jaunes au côté de l’armée... tout cela mérite clarification, a-t-il ajouté. La mission de l’armée est de protéger les citoyens et de défendre la patrie, et non pas de commettre des exactions et des vexations à l’encontre des citoyens comme les forces d’Assad », a conclu Khaled Daher.
Signalons enfin qu’une délégation des Forces libanaises conduite par les députés Joseph Maalouf et Fady Karam s’est rendue samedi à Majdelioun en visite de solidarité avec la députée Bahia Hariri, la ville et les habitants de Saïda.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ils vint finir Futur Antérieur s'ils continuent leurs conneries...mais comment peut-on être aussi bête?!
14 h 13, le 16 juillet 2013