Le chef du CPL a reçu hier l’ancien ministre Wi’am Wahhab.
Michel Aoun a encore dénoncé les déclarations qui montent les citoyens contre leur armée, assurant que cette campagne de dénigrement de l’institution militaire se poursuit. Il a affirmé à cet égard que ce qui s’est passé à Abra est inacceptable, se demandant si Ahmad el-Assir était soudain devenu le porteur des espoirs des Libanais. Il a en tout cas lancé : « Je défie toutes les armées du monde de mener une opération aussi propre que celle de l’armée libanaise à Abra. »
Le général Aoun a poursuivi : « La mosquée Bilal ben Rabah à Abra était truffée d’armes, et pourtant elle n’a subi aucun dommage. Aucun habitant civil du quartier n’a été atteint. Ce sont les soldats de l’armée qui sont morts alors qu’ils transportaient les blessés vers des lieux plus sûrs. Nous entendons parler de réunions à Saïda et à Tripoli et de campagnes visant à accuser l’armée de trahison, mais le commandement de l’armée a mené de lui-même une enquête sur les contrevenants militaires, sans avoir besoin qu’on le lui demande. » Il a encore rappelé que le cheikh salafiste passait son temps à « insulter Hassan Nasrallah, Nabih Berry et moi-même. Pourquoi veulent-ils donc en faire un saint ? Il est responsable de l’assassinat des militaires à Abra et l’opération de l’armée a sauvé le Liban d’une guerre civile ». Le chef du CPL s’est également demandé si désormais, les martyrs de l’armée et les partisans tués d’Ahmad el-Assir doivent être mis au même plan, avant d’ajouter : « C’est de l’indécence ! Ils s’opposent à tout. Étaient-ils avec l’armée au Akkar, à Ersal et au cours des autres attaques contre la troupe ? Non bien sûr. Au contraire, ils ont encouragé ces attaques. »
Michel Aoun s’est en outre opposé à la décision du commandement de l’armée de déférer devant le tribunal militaire les soldats accusés d’avoir frappé un partisan du cheikh islamiste. « Tout le monde doit faire attention à ce qu’il dit lorsqu’il parle de l’armée, a martelé le général. Une gifle de l’armée est bien plus facile à accepter qu’une agression avec une mitraillette d’Ahmad el-Assir contre un citoyen comme on l’a vu dans une vidéo. »
Sur un tout autre plan, le chef du CPL a souhaité que nul n’entrave la loi sur la détection des ressources gazières, précisant qu’elle est en faveur de tous les Libanais et ne profite pas à une partie d’entre eux en particulier.
Auparavant dans la journée, Michel Aoun avait reçu à Rabieh l’ancien ministre Wi’am Wahhab qui avait affirmé que le 14 Mars pose des conditions rédhibitoires à la formation du gouvernement pour pousser Tammam Salam à se récuser.


PRIÈRE LIRE : GÉNÉRALOPARAVENT-ISSIME... MERCI.
13 h 41, le 11 juillet 2013