« Il faut de la prudence avant de tirer des conclusions » a déclaré M. Lalliot en réponse à un journaliste, hier au point de presse bihebdomadaire, ajoutant qu’il s’agit maintenant de « rester à distance » et qu’il est trop tôt pour commenter les liens mentionnés par les accusateurs entendus juste après l’attentat.
Pour ce qui est du communiqué du Quai d’Orsay, il exprime par ailleurs la solidarité de la France avec les victimes et leurs parents. « La France, poursuit le texte, réitère son engagement pour la stabilité du Liban et son refus du terrorisme. Elle appelle l’ensemble des Libanais à œuvrer pour éviter une escalade de la violence et préserver l’unité nationale, conformément à la déclaration de Baabda. » Il importe, conclut le communiqué, que toute la lumière soit faite sur ces événements et que les responsables de ces actes soient traduits en justice.
Par ailleurs, des milieux diplomatiques arabes à Paris estiment qu’il est encore temps pour le Liban de « limiter les dégâts ». Autrement dit de freiner l’engagement de diverses parties libanaises dans la guerre syrienne par une entente interne minimale mais suffisante pour former un nouveau gouvernement, réactiver la vie parlementaire et préparer ainsi les échéances électorales parlementaire et présidentielle.
Tout en reconnaissant les difficultés qui empêchent les leaders libanais de s’entendre, ces milieux estiment qu’il faudra, pour faciliter les choses, renforcer l’armée et la présidence de la République en commençant par cesser les attaques verbales contre ces deux institutions qui fonctionnent encore...

