Le communiqué souligne que « sur le plan juridique, jusqu’à présent aucune enquête n’a été menée pour définir la façon dont les combats ont commencé ; de plus, lors des batailles, l’armée a refusé l’initiative des ulémas musulmans appelant à l’observation d’un cessez-le feu qui visait notamment à évacuer les civils et les blessés ». Le texte dénonce « la participation d’au moins un officier de la Sécurité de l’État aux combats et cela sans la connaissance de son commandement ».
Le communiqué met l’accent aussi sur « les exactions effectuées sur le plan légal, comme l’utilisation massive d’obus de mortier par l’armée libanaise et des milices relevant du Hezbollah dans des zones habitées qui n’ont pas été évacuées ».
Le texte énumère en outre « les atteintes aux droits de l’homme ; elles ont rapport notamment à la torture dont ont été victimes les personnes arrêtées. Les bourreaux étaient des soldats de l’armée et des miliciens du Hezbollah » et il dénonce « le passage à tabac systématique de toutes les personnes arrêtées, à partir du moment de leur arrestation et cela même si ces personnes s’étaient elles-mêmes rendues aux autorités, ainsi que les arrestations arbitraires de tous les jeunes se trouvant dans le secteur, et cela à cause, entre autres, de leur apparence physique ou de leur croyance religieuse ».
Le communiqué met en exergue « le confessionnalisme, la haine, la soif de vengeance comme motifs de la torture effectuée par les soldats de l’armée et les miliciens du Hezbollah ». Le texte souligne enfin : « Des miliciens ont pris part aux perquisitions, des officiers et des soldats de l’armée ainsi que des membres du Hezbollah ont entamé des interrogatoires illégalement. Le Hezbollah a interrogé et torturé des personnes avant de les remettre à l’armée, alors que cette dernière n’a effectuée aucune enquête concernant l’enlèvement et l’emprisonnement de ces personnes qui lui ont été remises. »
Le texte souligne également qu’aucune « enquête n’a été menée pour poursuivre les tortionnaires au sein de la troupe, notamment en ce qui concerne la mort sous la torture de Nader Bouyoumi ».

