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Moyen Orient et Monde

Coup de théâtre au procès « pétrole contre nourriture » : aucun coupable

Après huit ans d’instruction et un mois de procès, le tribunal correctionnel de Paris a rendu hier un jugement spectaculaire dans l’affaire des détournements du programme de l’ONU en Irak « pétrole contre nourriture », en relaxant tous les prévenus, que ce soit le groupe Total ou l’ancien ministre Charles Pasqua. Dans sa décision, le tribunal a estimé qu’aucune des infractions de « corruption d’agents publics étrangers », « trafic d’influence » ou « abus de biens sociaux » retenues contre les vingt prévenus n’était constituée.
En vigueur de 1996 à 2003, le programme onusien visait à atténuer les effets sur la population irakienne d’un embargo de l’ONU décrété après l’invasion du Koweït par Bagdad en 1990. Il permettait au régime de Saddam Hussein de vendre du pétrole, en quantités limitées et sous contrôle de l’ONU, en échange de biens de consommation. Mais Bagdad avait contourné ce programme par le biais de ventes parallèles et de surfacturations, en distribuant des millions de barils à des personnalités « amies » ou en encaissant des ristournes sur les ventes de pétrole. Selon un rapport établi en 2005, quelque 2 200 sociétés d’une soixantaine de pays auraient participé au contournement du programme « pétrole contre nourriture » en versant des pots-de-vin au régime irakien. Des poursuites ont été engagées dans plusieurs pays, aux États-Unis notamment, et un deuxième procès doit avoir lieu prochainement en France, impliquant 14 sociétés.
Après huit ans d’instruction et un mois de procès, le tribunal correctionnel de Paris a rendu hier un jugement spectaculaire dans l’affaire des détournements du programme de l’ONU en Irak « pétrole contre nourriture », en relaxant tous les prévenus, que ce soit le groupe Total ou l’ancien ministre Charles Pasqua. Dans sa décision, le tribunal a estimé qu’aucune des infractions de « corruption d’agents publics étrangers », « trafic d’influence » ou « abus de biens sociaux » retenues contre les vingt prévenus n’était constituée.En vigueur de 1996 à 2003, le programme onusien visait à atténuer les effets sur la population irakienne d’un embargo de l’ONU décrété après l’invasion du Koweït par Bagdad en 1990. Il permettait au régime de Saddam Hussein de vendre du pétrole, en...
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