À Majdelioun, M. Gemayel a eu un entretien de plus d’une heure avec Mme Bahia Hariri, en présence du mufti de Saïda, cheikh Sélim Soussane, et d’autres personnalités de la ville.
Accompagné du vice-président du parti, Sejaan Azzi, M. Gemayel a tenu une réunion de plus d’une heure avec Mme Hariri en présence du mufti de Saïda, cheikh Sélim Soussane, du coordinateur du courant du Futur dans ce caza, Nasser Hammoud, et des présidents des conseils municipaux de la ville, Mohammad Saoudi, et de Abra, Walid Méchantaf. À l’ordre du jour des discussions, la situation politique et de sécurité au Liban, ainsi que les récents événements à Abra et à Saïda.
Les personnes réunies devaient ensuite signer la pétition de la campagne « Halte à la peur », lancée par un groupe de jeunes activistes de la société civile à Saïda, consécutivement aux derniers événements.
Après avoir indiqué qu’il est du devoir de chaque Libanais de se solidariser avec les habitants de Saïda, M. Gemayel a estimé que ce qui s’était passé dans cette ville « doit pousser toutes les parties à prendre conscience de leurs responsabilités ». « Lorsque nous appelons à un retour au giron de l’État, cela signifie que c’est l’État et ses institutions, notamment l’armée et les FSI, qui sont responsables du maintien de la sécurité, de la stabilité ainsi que du développement », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Ce qui s’est passé plus particulièrement à Saïda est une preuve nouvelle et irréfutable selon laquelle il n’est pas possible d’espérer des solutions aux problèmes qui se posent, une sécurité et une stabilité sans reconnaissance de l’autorité de l’État et sans que les armes ne soient aux seules mains des forces légales, parce que, en définitive, ce sont ces armes qui permettent de protéger toute la population et c’est en les limitant aux forces légales qu’il est possible de se débarrasser définitivement des îlots qui échappent au contrôle des autorités. »
« La leçon qu’on tire des événements de Saïda est qu’il est absolument nécessaire de se débarrasser de tous les îlots de sécurité, quelles que soient leur appartenance ou leur qualité. Ces endroits sont en contradiction avec les principes de la souveraineté libanaise et de la citoyenneté », a insisté M. Gemayel, en plaidant en faveur d’un plan national et d’assises nationales générales pour régler ce problème, et se débarrasser de tous les hors-la-loi et de tout ce qui est fomenté au détriment de la souveraineté nationale. « Si nous souhaitons la paix et la stabilité et tourner la page des événements douloureux de Saïda, notre seule solution est d’opérer un retour à l’État », a-t-il martelé, en saluant les efforts déployés par Mme Hariri pour contenir les incidents de Saïda.
Interrogé ensuite au sujet de la visite de l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Ali Awad Aassiri, au chef du CPL, le général Michel Aoun, il l’a située dans le cadre d’un « jeu de politique politicienne, sur lequel nous ne souhaitons pas nous arrêter ». « Il nous importe, a-t-il poursuivi, que l’ensemble des dirigeants libanais assument leurs responsabilités nationales et ne tiennent compte que de la souveraineté et de l’intérêt du pays. » « Tous ces jeux politiciens se font au détriment de l’intérêt du pays, de la sécurité et du bien-être de la population », a-t-il déploré, jugeant primordial de « se débarrasser des influences étrangères et de brandir de nouveau le slogan “Liban d’abord”, avancé en premier par Saad Hariri et auquel nous restons attachés ».


LA STABILITE C'EST UNE COLLABORATION PERMANENTE ET TRANSPARENTE ENTRE L'ETAT ET LES CITOYENS. LA STABILITE C'EST UN ETAT A L'ECOUTE DES CITOYENS. UN ETAT QUI EXECUTE DES PROJETS QUE CES CITOYENS AURAIENT PREALABLEMENT APPROUVES EN CONCERTATION AVEC LES DEPUTES QUI LES REPRESENTENT. LA STABILITE C'EST QUAND CHACUN FAIT SON DEVOIR CORRECTEMENT: L'ETAT, LES DEPUTES, ET LES CITOYENS.
17 h 53, le 06 juillet 2013