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Moyen Orient et Monde - Élargissement

La Croatie promet d’aider les Balkans à intégrer le bloc des 28

Zagreb fait désormais partie de l’Union européenne.

La Croatie est entrée hier dans l’Union européenne, montrant la voie aux autres dirigeants des Balkans, mais ce moment historique a été assombri par la morosité ambiante en Europe et le peu d’enthousiasme pour ce nouvel élargissement.
La presse croate était enthousiaste mais sans déborder. « Bonjour, citoyens de l’UE », titrait en une Jutarnji List, tandis que l’influent Vecernji List affirmait : « Un rêve est devenu réalité ». Mais en Allemagne, le Süddeutsche Zeitung titrait à l’adresse de la Croatie : « Mal préparée à entrer dans l’UE, une joie contenue ». « Le prochain enfant à problème arrive dans l’UE », faisait valoir pour sa part Die Welt, dressant le portrait sévère d’un pays handicapé par la bureaucratie et qui peine à attirer des investisseurs. « Rien ne va changer pour nous, et cette entrée dans l’UE va nous coûter cher », prédit Sreten Ilicic, un chauffeur de taxi zagrébois.
Venus féliciter la Croatie pour sa performance européenne, les chefs d’État de huit nations des Balkans se sont réunis dans la journée à Zagreb pour « montrer à l’UE qu’il y a de la volonté politique pour résoudre les questions encore ouvertes » entre les pays de cette région troublée par les guerres ayant suivi le démantèlement de l’ex-Yougoslavie dans les années 1990. La Croatie a ainsi accueilli les présidents de la Slovénie, de la Serbie, de la Bosnie, de la Macédoine, du Monténégro, mais aussi du Kosovo, qui a proclamé son indépendance de la Serbie en 2008, ainsi que de l’Albanie. « Notre groupe souhaite aider au règlement des questions ouvertes » dans cette région où les relations entre les voisins sont difficiles et marquées par les conflits ayant suivi le démantèlement sanglant de la fédération communiste yougoslave, a dit le président croate Ivo Josipovic à l’issue de la réunion. Il a indiqué qu’il s’agissait d’une initiative conjointe avec la Slovénie, première ex-république yougoslave à avoir intégré l’UE (2004), et que les participants souhaitaient la répéter.
Avec le feu vert à la Serbie pour l’ouverture des négociations d’adhésion et celui accordé au Kosovo pour la conclusion d’un accord de stabilisation et d’association, première étape d’une longue marche vers l’UE, la poursuite du processus d’élargissement dans les Balkans semble assurée, mais à Bruxelles, les analystes font valoir que ce processus risque d’être plus long et mené avec davantage de prudence que les précédents.
Arrivé à Belgrade en provenance de Zagreb, le président de l’UE, Herman Van Rompuy, a loué les efforts déployés par la Serbie et le Kosovo afin de normaliser leurs relations, sous le parrainage de Bruxelles. « Je suis confiant que tous les pays des Balkans (...) vont laisser de côté les divisions pour se concentrer sur les intérêts, les valeurs et les objectifs communs », a-t-il dit à la presse après avoir rencontré le chef du gouvernement serbe Ivica Dacic.
L’adhésion croate à 00h00 heure locale à l’UE, premier pays à intégrer le bloc européen depuis l’adhésion en 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie, a été vécue comme un moment historique, mais les festivités ont été assombries par les difficultés économiques. « Ne laissons pas le nuage de la crise économique assombrir notre optimisme. La crise est un défi, une invitation à faire demain un jour meilleur qu’aujourd’hui », avait lancé le président croate à l’adresse de ses compatriotes.
La Croatie est en récession depuis 2009 et le chômage touche 20 % des quelque 4,2 millions d’habitants.
(Source : AFP)
La Croatie est entrée hier dans l’Union européenne, montrant la voie aux autres dirigeants des Balkans, mais ce moment historique a été assombri par la morosité ambiante en Europe et le peu d’enthousiasme pour ce nouvel élargissement.La presse croate était enthousiaste mais sans déborder. « Bonjour, citoyens de l’UE », titrait en une Jutarnji List, tandis que l’influent Vecernji List affirmait : « Un rêve est devenu réalité ». Mais en Allemagne, le Süddeutsche Zeitung titrait à l’adresse de la Croatie : « Mal préparée à entrer dans l’UE, une joie contenue ». « Le prochain enfant à problème arrive dans l’UE », faisait valoir pour sa part Die Welt, dressant le portrait sévère d’un pays handicapé par la bureaucratie et qui peine à attirer des investisseurs. « Rien ne va changer pour...
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