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Culture - Cimaises

Danse des Ballets russes avec Picasso, Chanel et les autres

Direction la National Gallery of Art pour revisiter la flamboyante révolution russe de Serge de Diaghilev.

Le danseur culte Vaslav Nijinski.

Léon Bakst, Alexandre Benois, Jean Cocteau, Giorgio de Chirico, Sonia Delaunay, Natalia Goncharova, Henry Matisse, Pablo Picasso, Georges Rouault, Igor Stravinsky, Erik Satie, Sergei Prokofiev... Qu’ont-ils en commun ces grands noms de l’art ? Ils sont entrés, comme un seul homme, dans la danse. Une danse des plus célèbres, celle des Ballets russes de Serge de Diaghilev. Leur performance collective aux côtés de Terpsichore est magnifiquement relatée dans une exposition organisée par la National Gallery or Art sous le titre « Diaghilev et les Ballets russes : quand l’art dansait avec la musique ». Ici, tout y est, du décor de fond du ballet L’Oiseau de feu, (1926), mesurant 16 x 10 mètres, au rideau frontal (11 x 10 mètres) du Train bleu, conçu par Pablo Picasso, en passant par 80 œuvres d’art et une cinquantaine d’objets.
« Cette exposition-phare célèbre une remarquable entreprise culturelle du XXe siècle, explique le directeur de la National Gallery. Et, cette collaboration historique entre les différentes disciplines, initiée par Diaghilev, critique d’art et imprésario de génie, a révolutionné l’art du ballet ». Comme on le sait, la première apparition de sa troupe à Paris, en 1909, avait provoqué un choc et, néanmoins, bouleversé les arts scéniques européens par ce concept fusionnel. Ses innovations avaient inspiré plus d’un créateur de son temps.

Une modernité venue de Russie
L’exposition donne à voir les cinq étapes du parcours de Serge de Diaghilev. Elle s’ouvre par La Première saison qui se caractérise par son climat orientaliste et slave avec les ballets Schéhérazade, Prince Igor et Pétrouchka, tout en volupté, couleurs étincelantes et musique ensorcelante. Apparaît ensuite Le danseur culte Vaslav Nijinsky, célébré pour sa technique brillante, son dynamisme, sa sensualité et évoqué dans une sculpture de Rodin et chez plusieurs autres artistes. Doublé d’un chorégraphe de talent, il avait introduit la modernité en signant Le Sacre du printemps et L’Après-midi d’un faune. La Première Guerre mondiale ne va pas bloquer le flot de visions surprenantes de Diaghilev, qui révéleront à l’étranger l’esthétique futuriste russe, notamment illustrée par le ballet L’Oiseau de feu. La troisième section de l’exposition dévoile sa collaboration avec L’Avant-garde internationale. C’est-à-dire avec Picasso, qui signe le décor et les costumes de Parade sur une musique d’Erik Satie et un livret de Jean Cocteau. Et aussi avec Matisse et ses couleurs fortes pour le ballet Le chant du rossignol. La section finale est dédiée aux principales productions chorégraphiques des années 20, de facture moderniste, néoclassique et surréaliste, marquées par Le Train bleu. C’est là le ballet le plus important de cette période de la vie des Ballets russes. Il est une conjugaison des talents de la chorégraphe Nijinska (sœur du danseur Nijinska), du compositeur Darius Milhaud et de Coco Chanel (costumes). Il explore, sur un ton parodique, les thèmes de la sexualité moderne et l’émergence de la culture de la beauté corporelle.
Si Coco Channel a utilisé les tendances de la mode des années 20 pour créer les costumes pour une autre version du Sacre du printemps, le non moins célèbre couturier Paul Poiret qui, lui, n’a jamais travaillé avec les Ballets russes n’a pu s’empêcher de dessiner et de réaliser des tenues qui s’inspirent de leurs costumes.
Ce grand salut américain à une modernité venue de Russie s’est fait en collaboration avec le Victoria and Albert Museum de Londres qui, en 2010, avait déjà tiré son chapeau à Diaghilev et l’âge d’or des Ballets russes.
Léon Bakst, Alexandre Benois, Jean Cocteau, Giorgio de Chirico, Sonia Delaunay, Natalia Goncharova, Henry Matisse, Pablo Picasso, Georges Rouault, Igor Stravinsky, Erik Satie, Sergei Prokofiev... Qu’ont-ils en commun ces grands noms de l’art ? Ils sont entrés, comme un seul homme, dans la danse. Une danse des plus célèbres, celle des Ballets russes de Serge de Diaghilev. Leur performance collective aux côtés de Terpsichore est magnifiquement relatée dans une exposition organisée par la National Gallery or Art sous le titre « Diaghilev et les Ballets russes : quand l’art dansait avec la musique ». Ici, tout y est, du décor de fond du ballet L’Oiseau de feu, (1926), mesurant 16 x 10 mètres, au rideau frontal (11 x 10 mètres) du Train bleu, conçu par Pablo Picasso, en passant par 80 œuvres d’art et une...
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