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Liban

Serra souligne « l’énorme pression des réfugiés sur les institutions libanaises »

Le général Serra au cours d’une des cérémonies de la Finul au Liban-Sud. Photo archives

Le commandant en chef de la Finul, le général Paolo Serra, a relevé hier que la situation dans la zone d’opérations de la Finul est « calme mais très fragile ». Il s’exprimait lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège de l’ONU après sa participation à la réunion du Conseil de sécurité sur les opérations de maintien de la paix des Nations unies. Cette conférence s’est tenue en présence du lieutenant-général Carlos Alberto Dos Santos Cruz, commandant en chef de la Monusco, du major Iqbal Singh Singha, commandant de la Fnuod, et du général Delali Johnson Sakyi, commandant de la Unmiss.
Le général Serra a clairement rappelé les objectifs du mandat de la Finul. « Toute l’activité qui couvre notre mandat est claire », écartant ainsi la question qui occupe l’Occident, à savoir l’embargo sur le Hezbollah. « Cela est loin de notre mission : le sud du Liban n’est pas vraiment affecté par la crise syrienne en dehors des réfugiés qui sont un véritable problème » pour le pays du Cèdre, a-t-il souligné. « La Finul ne peut être perçue comme l’otage de la région. Nous sommes là pour aider la population locale, le gouvernement libanais et l’armée libanaise. Notre mandat est clair et nous devons le mener à bien sans problème », a-t-il martelé, mettant également l’accent sur la neutralité de la Finul.

À l’unisson...
« La présence de la force multinationale est d’aider les pays de la région afin d’arriver à l’objectif final qui est de passer de la cessation des hostilités à un cessez-le-feu permanent pour parvenir à une paix durable », a-t-il ainsi expliqué. « Nous protégeons les deux parties de part et d’autre de la ligne bleue. Nous essayons d’aplanir certains malentendus et l’escalade qui pourraient mener à un nouveau conflit. Nous sommes totalement neutres. Nous reportons toute sorte de violation, y compris les incidents de bergers jusqu’aux violations aériennes du territoire », a ajouté le général Serra, rappelant que la Finul compte environ 12 000 soldats, venant de 37 pays, ayant différentes origines et cultures et qui agissent selon les mêmes standards. « Nous agissons à l’unisson. C’est sous le drapeau bleu de l’ONU que nous évoluons vers une situation meilleure, » a-t-il noté.
Soulevant la question des réfugiés syriens au Liban, il a indiqué que leur nombre est « bien dérangeant, soit 500 000 réfugiés inscrits par le HCR, et un nombre équivalent est en voie d’être enregistré. Ce qui porte leur nombre à un million. Le Liban compte quatre millions d’habitants et un million de réfugiés en plus. Ce flux de réfugiés provoque une pression énorme sur les institutions libanaises, tels les écoles et les hôpitaux. La communauté internationale devrait agir concrètement, non seulement en prenant pitié mais aussi en s’engageant pleinement », a-t-il insisté. Quant aux réfugiés dans à la région de Chebaa, « proche de l’Undof, leur nombre s’élève à 2 000 personnes soit 400 familles. Certains vivent non pas dans les camps mais comme invités parmi la population civile. La Finul offre le support pour les autorités locales en attendant de trouver une solution à ce problème », a-t-il ajouté.

À Saïda
Le patron de la Finul a en outre évoqué l’impact négatif du conflit en Syrie sur le Liban, « fortement ressenti ces dernières semaines avec des incidents sectaires violents ». Prié par L’Orient-Le Jour de dire s’il est question de modifier le mandat de la Finul afin de l’étendre jusqu’à Saïda, il a rappelé que la Finul « collabore étroitement avec l’armée libanaise au sud du Litani. C’est une partie de cette force qui maintient l’ordre à Saïda. Il y a une confiance et une entente mutuelles entre nous. C’est un bon exemple de coopération. Nous faisons donc confiance à l’armée pour qu’elle prenne sa part de responsabilité. L’armée nous aide vraiment à soutenir notre activité au Sud-Liban », a-t-il assuré.
Enfin, refusant tout commentaire au sujet du renforcement du Hezbollah au Liban-Sud, le général Sierra a conclu en indiquant : « Si certaines activités continuent, il ne nous est pas facile de les vérifier. Il n’y a pas d’évidence concernant les allégations du renforcement du Hezbollah au Sud-Liban. Le renforcement de la Finul avec la mise en place de nouvelles technologies, tels que caméras, nouveaux mobiles et contrôles acoustiques, permettra une meilleure surveillance », a-t-il encore promis.

 

S. Z.

Le commandant en chef de la Finul, le général Paolo Serra, a relevé hier que la situation dans la zone d’opérations de la Finul est « calme mais très fragile ». Il s’exprimait lors d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège de l’ONU après sa participation à la réunion du Conseil de sécurité sur les opérations de maintien de la paix des Nations unies. Cette conférence s’est tenue en présence du lieutenant-général Carlos Alberto Dos Santos Cruz, commandant en chef de la Monusco, du major Iqbal Singh Singha, commandant de la Fnuod, et du général Delali Johnson Sakyi, commandant de la Unmiss.Le général Serra a clairement rappelé les objectifs du mandat de la Finul. « Toute l’activité qui couvre notre mandat est claire », écartant ainsi la question qui occupe l’Occident, à savoir...
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