Assaad Renno.
« Avec son départ, l’art au Liban perd l’un de ses plus grands maîtres et de ses plus grands créateurs », a noté le Mouvement culturel Antélias dans un communiqué. « C’était une personnalité échappant à la routine, combinant intensité et spontanéité, une énergie débordante ne connaissant point le repos », ajoute le Mouvement culturel, évoquant « la volonté à toute épreuve, le cœur d’or et l’esprit léger » de cet « universitaire, intellectuel et administrateur extraordinaire ».
« C’était un géant de l’école classique au Liban. Raphaël, Michel-Ange, Léonard de Vinci l’ont amené à se spécialiser à l’Académie royale de Madrid sous la tutelle des plus grands maîtres espagnols », poursuit le communiqué. « Il a peint 4 000 m² à l’intérieur de 37 églises et a effectué des milliers de peintures sur divers sujets, a enseigné l’histoire de l’art dans un grand nombre d’universités et d’instituts, et a composé 14 tomes sur les règles du dessin et 3 tomes sur l’histoire de l’art mondial. À son actif également, des dizaines de conférences prononcées, et plus de 26 médailles libanaises et internationales, ainsi que des dizaines d’expositions », ajoute le Mouvement culturel Antélias.
Fondateur de l’Académie Michel-Ange des beaux-arts au Liban en 1962, Assaad Renno était également propriétaire d’un musée régional d’art libanais à Deir el-Qamar.
« En 2005, notre mouvement a eu l’honneur de lui rendre hommage dans le cadre du Salon du livre d’Antélias. Voilà que le prince de l’art classique rejoint les grandes figures nées produites par Deir el-Qamar, celles qui ont fait la gloire de cette nation et qui resteront vivantes de génération en génération », conclut le communiqué.

