La coexistence au sein de la Békaa, une responsabilité commune, estime le secrétariat général du 14 Mars. Photo Danielle Khayat
Dans un appel lancé à cette occasion, les personnes présentes ont assuré que « les Libanais, notamment les habitants de la Békaa, ont préservé la coexistence et l’unité nationale dans les pires moments de guerre ». « Ils représentent toujours le facteur solide, populaire, éthique, politique et national de l’indépendance du Liban. La Békaa a toujours payé l’amende à la place des politiques et des administrations successives, et n’a pas reçu ses droits d’appartenance à la patrie et à l’État », a affirmé la déclaration. « Au cours des dernières décennies, celles de la tutelle syrienne, la région a souffert, plus qu’aucune autre, de répression et de suppression des libertés. Depuis deux ans, au début de la révolution du peuple syrien contre son régime, les souffrances des habitants de la Békaa ont augmenté. Ces derniers payent des prix exorbitants avec la guerre en Syrie, notamment celui de la violation de la souveraineté libanaise ainsi que l’affluence d’un grand nombre de déplacés syriens. Ils payent le prix du chaos sécuritaire et ils sont sur le point de payer le prix de la discorde confessionnelle qui les menace », ont ajouté les participants à la réunion qui ont indiqué que « la défense de la souveraineté du Liban et de la coexistence islamo-chrétienne représente une responsabilité nationale ». « Nous sommes tous concernés et nul n’a le droit de manquer à son devoir. Nous sommes là aujourd’hui dans le but d’être solidaires avec tous les Libanais et les habitants de la Békaa », ont-ils poursuivi.
Le 14 Mars a rappelé en outre « son soutien au mémorandum adressé au président de la République, consistant au retrait du Hezbollah des combats en Syrie, la protection par l’armée libanais des citoyens et son déploiement à la frontière nord-est simultanément avec la Finul selon la résolution 1701, ainsi que la nécessité d’une enquête sérieuse et transparente relative à certains incidents dans la Békaa, et la formation d’un gouvernement capable d’assumer ses responsabilités et de protéger l’intérêt national ». Il a finalement annoncé la formation d’un sous-comité de suivi issu de la Rencontre nationale et coopérant avec le secrétariat général des forces du 14 Mars et des parties concernées, pour établir « un réseau de sécurité qui reste en contact avec les autorités concernées par la crise, d’un point de vue politique, social, sécuritaire et développemental ».

