Dans un communiqué, M. Kanso a estimé que le chef de l’État, qu’il avait accusé la semaine dernière de « haute trahison », n’avait pas demandé la levée de son immunité parlementaire, mais avait chargé le ministre de la Justice de faire le nécessaire. « Je ne l’ai pas accusé personnellement, mais il a violé les articles 54, 65 et 66 de la Constitution. Ces articles imposent au président de ne pas outrepasser le ministre des Affaires étrangères et le Conseil des ministres en matière de politique extérieure », a indiqué M. Kanso.
« Le président a attaqué le Hezbollah, qui possède des ministres au gouvernement, tandis que lui parle de politique de distanciation, a ajouté le responsable baassiste. Quelle est la différence entre Samy Gemayel et lui ? Le Hezbollah se défend et nous sommes avec lui sur la même ligne politique : il y a deux camps qui s’affrontent, l’un qui défend la dignité du pays et ses sacrifices et qui cherche à consolider la victoire de 2006, et l’autre qui se trouve aux côtés des États-Unis, a poursuivi le député baassiste. Il est honteux de demander au Hezbollah, qui offre des martyrs, de retirer ses troupes. Il a libéré le Liban et nos fils se trouvent à Qousseir, en vertu de Sykes-Picot. Il y a un complot contre la Syrie, l’Iran et le Hezbollah. »
Le député prosyrien a ainsi accusé M. Sleiman de « faire des déclarations dans l’intérêt des forces du 14 Mars, dont il cherche à faire appliquer le dernier mémorandum ». Et de conclure : « Mais de quelle souveraineté parlez-vous, M. le président ? Étiez-vous souverainiste le jour où Rustom Ghazalé vous a nommé ? Aviez-vous oublié la souveraineté ce jour-là ? Pourquoi agissez-vous ainsi ? Vous dialoguiez autrefois avec la Syrie ; vous agissez aujourd’hui sous la pression de (l’ambassadrice des États-Unis, Maura) Connelly et du Qatar. »


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18 h 21, le 25 juin 2013