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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Échanges cinglants sur l’UE entre Berlin et Ankara

Le ton est violemment monté hier entre Berlin et Ankara, la Turquie rejetant les critiques allemandes sur la répression des manifestations anti-Erdogan et y voyant des menaces déguisées sur le processus d’adhésion à l’Union européenne. Les ambassadeurs des deux pays ont été convoqués aux ministères des Affaires étrangères respectifs. Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, est même allé jusqu’à menacer la chancelière Angela Merkel de « réactions » côté turc si elle ne revenait pas sur ses déclarations de lundi. Elle avait alors qualifié de « beaucoup trop dure » la répression policière contre les manifestants opposés au Premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan. Ces propos avaient déjà été vertement critiqués jeudi par M. Bagis, qui avait accusé Mme Merkel d’utiliser la situation en Turquie à des fins de « politique intérieure », avec en tête les élections législatives allemandes du 22 septembre. Avant l’éclatement des troubles dans plusieurs villes turques, la chancelière avait semblé favorable à l’ouverture d’un nouveau chapitre de négociations, mais des diplomates européens ont indiqué que l’Allemagne et les Pays-Bas s’opposaient désormais à cette nouvelle étape, invoquant la brutalité de la répression des manifestations antigouvernementales qui agitent la Turquie depuis près de trois semaines.
Parallèlement, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est adressé hier à plus de 15 000 de ses partisans lors d’un meeting à Kayseri, au cœur de l’Anatolie conservatrice et religieuse qui est la base électorale de son parti, l’AKP. Le rassemblement visait à mobiliser les troupes de l’AKP en vue des élections municipales de mars prochain, et le Premier ministre s’en est pris à ses adversaires, au terme de trois semaines de troubles politiques. « Ils disent qu’ils sont éduqués, ils sont artistes, ils sont riches, ils savent tout, ils comprennent tout », a-t-il lancé à la tribune.
Par ailleurs, un hélicoptère militaire a essuyé jeudi au-dessus du sud-est du pays des coups de feu attribués par Ankara aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui ont amorcé leur retrait du territoire turc, a annoncé hier l’armée turque.
(Sources : agences)
Le ton est violemment monté hier entre Berlin et Ankara, la Turquie rejetant les critiques allemandes sur la répression des manifestations anti-Erdogan et y voyant des menaces déguisées sur le processus d’adhésion à l’Union européenne. Les ambassadeurs des deux pays ont été convoqués aux ministères des Affaires étrangères respectifs. Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, est même allé jusqu’à menacer la chancelière Angela Merkel de « réactions » côté turc si elle ne revenait pas sur ses déclarations de lundi. Elle avait alors qualifié de « beaucoup trop dure » la répression policière contre les manifestants opposés au Premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan. Ces propos avaient déjà été vertement critiqués jeudi par M. Bagis, qui avait accusé Mme Merkel...
commentaires (4)

LE SULTAN ERDO CHANGE DE CAP !!!

SAKR LOUBNAN

18 h 17, le 22 juin 2013

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Commentaires (4)

  • LE SULTAN ERDO CHANGE DE CAP !!!

    SAKR LOUBNAN

    18 h 17, le 22 juin 2013

  • J'ai reçu une info qui disait qu'erdo al 3azîîmm venait de nous faire une joumblattade internationale !! et que gravement il changeait de cap concernant la Syrie. Attendons de confirmer avant de se prononcer.

    Jaber Kamel

    17 h 36, le 22 juin 2013

  • OU LE RÊVE IRRÉALISABLE !

    SAKR LOUBNAN

    14 h 07, le 22 juin 2013

  • On parle plus trop de erdo el ââzimm , mais il continue à faire des siennes avec ses "alliés" affiliés aux otanistes, ça risque de lui couter plus cher encore , on ne mord pas la main qui te donne à manger .

    Jaber Kamel

    13 h 19, le 22 juin 2013

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