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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Obama appelle depuis Berlin à un désarmement nucléaire

Dans un discours historique devant la porte de Brandebourg, le président américain a estimé que la fin de la guerre froide n’avait pas mis fin à la lutte pour un monde meilleur.

Barack Obama, avec à ses côtés Angela Merkel et le maire de Berlin Klaus Wowereit, a tenu hier un discours devant la porte de Brandebourg, symbole des divisions surmontées de la guerre froide. Michael Kappeler/pool/Reuters

Barack Obama a appelé hier à une réduction drastique des armes nucléaires pour construire un monde de « paix et de justice », dans un discours devant la porte de Brandebourg à Berlin, symbole des divisions surmontées de la guerre froide. Moscou lui a néanmoins immédiatement opposé une fin de non-recevoir.


Faisant référence aux 50 ans du célèbre discours de son prédécesseur John F. Kennedy – « Ich bin ein Berliner » –, prononcé le 26 juin 1963 dans une ville coupée en deux par le rideau de fer, M. Obama a estimé que la fin de la guerre froide n’avait pas mis fin à la lutte pour un monde meilleur. « Les mots » de Kennedy, qui avait justement plaidé pour « la paix et la justice », sont « intemporels », a-t-il dit, devant la porte de Brandebourg, un monument hors d’atteinte lorsque le mur séparait Allemagne de l’Ouest et de l’Est. « Le mur appartient à l’histoire. Mais nous devons faire l’histoire aussi », a-t-il déclaré, énumérant les défis contemporains : les extrémismes, la pauvreté et la famine, le réchauffement climatique et la menace de la prolifération nucléaire.


Sur ce dernier dossier, il a fait la proposition la plus concrète de son discours. « Nous pouvons assurer la sécurité de l’Amérique et de nos alliés, et maintenir de forts moyens de dissuasion tout en réduisant nos armes stratégiques de jusqu’à un tiers », a déclaré M. Obama, devant 6 000 invités réunis sous un soleil de plomb sur la Pariser Platz, devant la porte de Brandebourg. Il a invité Moscou à des négociations de désarmement. « J’ai l’intention de chercher à obtenir des réductions négociées avec la Russie pour dépasser les positions nucléaires de la guerre froide », a-t-il dit. La Russie a répliqué peu après, par la voix du vice-Premier ministre Dmitri Rogozine, qu’elle ne pouvait pas « considérer sérieusement » ces propositions. « Comment peut-on considérer sérieusement cette idée de réduction des arsenaux nucléaires quand les États-Unis développent leur potentiel d’interception de cet arsenal stratégique », a déclaré M. Rogozine, qui est chargé du complexe militaro-industriel russe, cité par l’agence ITAR-Tass. Le président américain cherche à faire du désarmement nucléaire un axe fort de son action, déjà créditée d’un nouveau traité de réduction des armements négocié avec Moscou lors de son premier mandat. Les deux anciens ennemis de la guerre froide étaient convenus d’abaisser leur stock à 1 550 ogives.

 

(Lire aussi: Si le monde se réchauffe de 2°C...)



Barack Obama a également promis que les États-Unis « feront plus » pour lutter contre le changement climatique. « La paix et la justice, cela veut dire refuser de condamner nos enfants à (vivre sur) une planète moins hospitalière », a-t-il expliqué. « C’est notre travail (...), nous avons une obligation morale. » Peu après son arrivée au pouvoir en 2009, M. Obama avait proposé un ambitieux projet de loi sur l’énergie et le climat visant à réduire sensiblement les émissions de CO2 des États-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine. Mais il s’est vite heurté à l’hostilité d’une large partie du Congrès et a dû faire machine arrière.


Son discours invoquant les valeurs occidentales et la nécessité de se mobiliser pour un monde meilleur n’a pas trouvé le même écho que celui du candidat Obama en 2008 à Berlin devant 200 000 personnes. L’enthousiasme du public, pourtant choisi, était réel mais plus tempéré face à un président américain toujours extrêmement populaire en Allemagne mais qui assume le pouvoir depuis cinq ans, avec théoriquement les moyens de lutter contre les fléaux qu’il dénonce. Lors d’une conférence de presse commune avec la chancelière Angela Merkel, en milieu de journée, Barack Obama avait tenté de calmer les inquiétudes allemandes sur le programme de surveillance électronique mis en place par Washington. Dans un pays très pointilleux sur le respect de la vie privée, en raison de son passé nazi et communiste, M. Obama a défendu cette surveillance. « On n’est pas dans une situation où (les services de renseignements américains) fouinent dans les courriers électroniques ordinaires de citoyens allemands, de citoyens américains, de citoyens français ou de qui que ce soit d’autre », a-t-il affirmé, vantant la lutte contre le terrorisme et les vies sauvées grâce au renseignement. Mme Merkel, originaire de l’ex-RDA communiste, a néanmoins souligné l’importance d’un équilibre entre sécurité et respect de la vie privée.

 

(Pour mémoire: Le FBI enquête, la Chine se tait)


La First Lady, Michelle Obama, et les deux filles du couple présidentiel se sont, elles aussi, plongées dans l’histoire, en déposant des roses à l’ancien mur après une visite au mémorial de la Shoah. La visite de Barack Obama a placé la capitale allemande sous un dispositif de sécurité draconien, avec 8 000 forces de l’ordre déployées et le blocage complet de certains quartiers. Il devait regagner Washington dans la soirée avec sa famille après un dîner de gala donné par Angela Merkel et son mari Joachim Sauer.

 

Barack Obama a appelé hier à une réduction drastique des armes nucléaires pour construire un monde de « paix et de justice », dans un discours devant la porte de Brandebourg à Berlin, symbole des divisions surmontées de la guerre froide. Moscou lui a néanmoins immédiatement opposé une fin de non-recevoir.
Faisant référence aux 50 ans du célèbre discours de son prédécesseur John F. Kennedy – « Ich bin ein Berliner » –, prononcé le 26 juin 1963 dans une ville coupée en deux par le rideau de fer, M. Obama a estimé que la fin de la guerre froide n’avait pas mis fin à la lutte pour un monde meilleur. « Les mots » de Kennedy, qui avait justement plaidé pour « la paix et la justice », sont « intemporels », a-t-il dit, devant la porte de Brandebourg, un monument hors d’atteinte lorsque le mur...
commentaires (2)

Chou 3abélo,il plane, il passe du bon temps , profite des largesses de la fonction, déblatère les conneries qui lui plaisent, est reçu sympathiquement par les dirigeants "alliés", la belle vie quoi, il peut même mentir, ya noussou, on ne lui en voudra pas, mais on attend la fin de son mandat pour voir si le prochain va avoir plus de jugeotte concrête... c'est nobama, yes we scan !!!

Jaber Kamel

13 h 04, le 20 juin 2013

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Commentaires (2)

  • Chou 3abélo,il plane, il passe du bon temps , profite des largesses de la fonction, déblatère les conneries qui lui plaisent, est reçu sympathiquement par les dirigeants "alliés", la belle vie quoi, il peut même mentir, ya noussou, on ne lui en voudra pas, mais on attend la fin de son mandat pour voir si le prochain va avoir plus de jugeotte concrête... c'est nobama, yes we scan !!!

    Jaber Kamel

    13 h 04, le 20 juin 2013

  • Un grande cérémonie marquante ...que la ville de Berlin et les berlinois méritent ...un bon cru dans la lignée de JFK, Reagan...qui ont réussi avec les accord SALT de diminuer sensiblement l'armement nucléaire et de déclencher aussi indirectement La chute du mur de Belin ! avec comme partenaires le réalisme des dirigeants russes tels que Gorbatchev et Eltsine...c'est bizarres que François Hollande et son gouvernement entièrement socialiste ne furent pas convié pour ce moment historique.....

    M.V.

    10 h 31, le 20 juin 2013

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