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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran prêt à suspendre l’enrichissement, selon Moscou

La Russie a appelé hier les Occidentaux à assouplir les sanctions visant à contraindre l’Iran à cesser ses activités nucléaires, affirmant que l’Iran était prêt de son côté à accepter la suspension de l’enrichissement d’uranium à 20 %. « Pour la première fois depuis des années, des signes encourageants sont apparus dans le processus visant à régler le problème autour du programme nucléaire iranien », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dans un entretien accordé à l’agence de presse koweïtienne KUNA. « Les Iraniens confirment le principal : ils sont prêts – déjà à cette étape – à accepter de suspendre l’enrichissement d’uranium à 20 % », a indiqué M. Lavrov, lors de cet entretien dont le texte a été publié par le ministère. « Cela pourrait être une percée et atténuer considérablement l’acuité des problèmes existants », a-t-il souligné.
Cependant, d’éventuelles concessions de l’Iran doivent être accompagnées d’« importantes mesures similaires » de la part des grandes puissances, a estimé M. Lavrov. « Il est nécessaire d’éviter le renforcement des sanctions sur l’Iran et de commencer à réfléchir à leur éventuel assouplissement progressif », a-t-il précisé. « Alors que se dessine la possibilité d’un progrès aux négociations, il est extrêmement important que toutes les parties s’abstiennent de prendre des mesures irréfléchies susceptibles de miner ces efforts », a insisté le ministre russe. Il a appelé les grandes puissances du groupe des 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et l’Allemagne) et l’Iran à faire preuve de « volonté politique » et de « souplesse » pour pouvoir avancer dans leurs négociations sur le programme nucléaire iranien. « Il est nécessaire de fixer le plus vite possible la date et le lieu de la prochaine réunion » entre le groupe des 5+1 et l’Iran, a précisé M. Lavrov, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahhu a mis en garde hier contre des « discussions interminables » avec l’Iran et qui lui feraient gagner du temps, selon lui.
Les discussions diplomatiques de l’Iran avec le groupe des 5+1 butent depuis plusieurs années sur la question de la suspension de l’enrichissement, une dernière réunion en avril au Kazakhstan s’étant soldée par un échec. Lors de cette réunion à Almaty début avril, le chef des négociateurs iraniens, Saïd Jalili, a souligné que le droit d’enrichir de l’uranium était un « droit inaliénable du peuple iranien », précisant toutefois que cette position pouvait évoluer si les grandes puissances gagnaient la « confiance » des Iraniens. Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de vouloir mettre au point une bombe atomique sous le couvert d’un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie farouchement. La République islamique est donc sous le coup d’une série de sanctions de l’ONU, renforcées unilatéralement par un embargo bancaire et pétrolier de l’UE et des États-Unis.

Gestes « concrets »
Le président américain Barack Obama a déclaré lundi, après un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine en marge du G8 en Irlande du Nord, que Washington et Moscou étaient « prudemment optimistes » sur le dossier nucléaire iranien après l’élection de Hassan Rohani, un religieux modéré qui a promis durant sa campagne électorale plus de souplesse dans le dialogue avec l’Occident. Et hier, la France a déclaré attendre de Téhéran « des gestes concrets pour établir la confiance » dans le dossier du nucléaire, selon le ministère des Affaires étrangères.
Par ailleurs, le président conservateur Mahmoud Ahmadinejad a rencontré hier son successeur pour la première fois depuis son élection vendredi, selon les médias locaux. « Ils ont discuté des questions politiques et économiques du pays », selon la télévision publique. Le président Ahmadinejad avait félicité M. Rohani lors de son élection et s’était engagé à faciliter la transition pour le nouveau gouvernement. Le président élu, qui prend ses fonctions en août, a promis que son élection était l’amorce de « changements » dans tous les domaines en Iran après huit années de pouvoir conservateur.

(Sources : agences)
La Russie a appelé hier les Occidentaux à assouplir les sanctions visant à contraindre l’Iran à cesser ses activités nucléaires, affirmant que l’Iran était prêt de son côté à accepter la suspension de l’enrichissement d’uranium à 20 %. « Pour la première fois depuis des années, des signes encourageants sont apparus dans le processus visant à régler le problème autour du programme nucléaire iranien », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dans un entretien accordé à l’agence de presse koweïtienne KUNA. « Les Iraniens confirment le principal : ils sont prêts – déjà à cette étape – à accepter de suspendre l’enrichissement d’uranium à 20 % », a indiqué M. Lavrov, lors de cet entretien dont le texte a été publié par le ministère. « Cela pourrait...
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