Les évêques se sont ainsi dit « de plus en plus inquiets au sujet des explosions sécuritaires à Tripoli et dans d’autres régions frontalières au Nord et dans la Békaa ». « L’insécurité au Liban s’est traduite en une dégradation de l’économie, qui est devenue un fardeau lourd à porter pour les Libanais, surtout qu’il semble que les touristes et les émigrés ne feront pas le déplacement cet été », poursuit le texte.
Et le texte d’ajouter : « D’un point de vue politique, l’incapacité des personnalités libanaises à adopter une loi électorale, la prorogation à long terme du mandat du Parlement sans que le Conseil constitutionnel puisse trancher la question en faveur ou en défaveur de cette loi et l’incertitude qui entoure le sort de la démocratie sont tous des facteurs qui ont un impact négatif sur la mission du Liban et son rôle au sein de son entourage. Or la région a aujourd’hui d’autant plus besoin de l’exemple de la démocratie libanaise, en vue d’éloigner l’Orient des dissensions confessionnelles. »
Le communiqué s’attarde aussi sur les conséquences de la crise syrienne, sur les souffrances du peuple syrien et sur les dangers qui guettent les peuples voisins. Les évêques ont appelé les différentes parties syriennes à privilégier le dialogue et cesser « ces guerres absurdes dont tout le monde sortira perdant ». Ils ont appelé toutes les parties politiques, à l’intérieur comme à l’extérieur, « à ne plus jeter de l’huile sur le feu », et à œuvrer « pour le retour des millions de réfugiés syriens chez eux en vue d’y vivre avec dignité ». Ils ont enfin déploré les enlèvements qui se poursuivent en Syrie comme au Liban, notamment ceux des évêques Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, des prêtres Michel Kayal et Ishak Mahfoud, ainsi que de nombreux autres.


BON RÉVEIL DE VOTRE SOMMEIL LÉTHARGIQUE ! MAIS, IL SEMBLE, QUE VOUS ÊTES SEULEMENT À MOITIÉ RÉVEILLÉS !
09 h 00, le 17 juin 2013