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Moyen Orient et Monde - Irak

Les chiites une nouvelle fois visés : au moins 28 morts

Au moins vingt-huit personnes ont péri hier dans une série d’attaques ciblant principalement les forces de sécurité et la majorité chiite en Irak, où la flambée de violences et la paralysie politique font craindre un retour au conflit confessionnel ouvert.
Au total, dix véhicules piégés ont explosé hier matin à l’heure de pointe dans huit villes chiites du sud du pays, faisant 23 morts et une centaine de blessés, selon des responsables médicaux et de sécurité. Dans le nord de l’Irak, trois policiers ont également été abattus par balle près de la ville majoritairement sunnite de Mossoul et une bombe sur la route a tué deux personnes à Touz Khourmatou. Les attentats les plus meurtriers ont visé Kout et Aziziyah.
L’Irak connaît depuis le début de l’année un regain de violences qui va en parallèle avec la mobilisation sunnite contre le gouvernement. Les groupes armés sunnites liés à el-Qaëda cherchent à décrédibiliser les autorités, dominées par les chiites, et à saper la confiance des habitants dans les forces de sécurité.
Ces groupes s’en sont aussi déjà pris à leur coreligionnaires sunnites, dans l’espoir de susciter un esprit de revanche et de nouvelles violences contre des chiites. Les sunnites réclament le départ du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki ainsi que la fin de la discrimination dont ils s’estiment victimes.
En mai, plus d’un millier de personnes ont péri dans des attentats, le mois le plus meurtrier depuis 2008, selon les Nations unies. Leur représentant dans le pays, Martin Kobler, a estimé que l’Irak était « prêt à exploser » et à renouer avec le conflit confessionnel des années 2006-2007.
Au mouvement de grogne sunnite s’ajoute une paralysie totale des rouages politiques, qui attise les ardeurs des insurgés, selon les observateurs et les experts. Début juin, M. Maliki et la plupart des responsables politiques et religieux du pays, dont son rival le président sunnite du Parlement Oussama al-Noujaïfi, avaient participé à une grande rencontre pour tenter d’apaiser les tensions. Mais la démarche symbolique n’avait pas permis de parvenir à un accord.
(Source : AFP)
Au moins vingt-huit personnes ont péri hier dans une série d’attaques ciblant principalement les forces de sécurité et la majorité chiite en Irak, où la flambée de violences et la paralysie politique font craindre un retour au conflit confessionnel ouvert.Au total, dix véhicules piégés ont explosé hier matin à l’heure de pointe dans huit villes chiites du sud du pays, faisant 23 morts et une centaine de blessés, selon des responsables médicaux et de sécurité. Dans le nord de l’Irak, trois policiers ont également été abattus par balle près de la ville majoritairement sunnite de Mossoul et une bombe sur la route a tué deux personnes à Touz Khourmatou. Les attentats les plus meurtriers ont visé Kout et Aziziyah.L’Irak connaît depuis le début de l’année un regain de violences qui va en parallèle avec la...
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