« Sur tous les circuits du championnat, à l’exception de Jerez de la Frontera, dont le sens des virages s’équilibre sur un tour, nous proposons des pneus asymétriques avec trois gommes très différentes, en particulier en Catalogne », a déclaré à l’AFP un responsable de Bridgestone, manufacturier japonais, seul fournisseur des MotoGP depuis 2009.
Cette technique mise au point par Michelin à la fin du XXe siècle permet d’offrir la meilleure adhérence quelles que soient les variations dues aux configurations des circuits.
« Sur le Catalunya par exemple, quand on observe le tracé, on voit tout de suite qu’il faut attendre le cinquième virage pour tourner à gauche. Sans une gomme adaptée, le flanc gauche serait trop froid et la chute du pilote possible », a expliqué le dirigeant.
En revanche, lors des virages à droite, les hautes vitesses et les prises d’angle importantes « font souffrir ce flanc comme jamais au cours de toute la saison », a-t-il précisé. Pour éviter ces désagréments, Bridgestone met donc à la disposition des écuries depuis vendredi une « gomme tendre sur le coté gauche, une plus dure sur la bande du milieu et encore plus endurante à droite (deux graduations de plus qu’à gauche, NDLR) ».
« Ces pneumatiques équipent exclusivement la roue arrière car l’avant ne souffre par autant, notamment lors des accélérations », a continué le responsable de l’entreprise japonaise.
« À l’avant, il s’agit de supporter les gros freinages (la Ducati de l’Américain Nicky Hayden a été chronométrée à 339,4 km/h vendredi matin, NDLR) et d’offrir néanmoins une bonne adhérence en grande courbe », a-t-il ajouté.
Avec une température de l’air généralement élevée en cette saison en Catalogne – 28 degrés vendredi –, « ce Grand Prix est probablement l’un des plus exigeants de la saison pour le pneu arrière », a-t-on estimé chez le fabricant japonais dont le contrat d’exclusivité en MotoGP se poursuit jusqu’à fin 2014.
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