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Liban

Causerie du Renouveau démocratique sur les perspectives d’un Liban pétrolier

Le Renouveau démocratique a organisé hier une causerie ayant pour thème « La transformation du Liban en pays pétrolier : horizons et défis. »
Prenant la parole, l’ancien député Camille Ziadé a souligné que « les Libanais considèrent bien sûr que le pétrole et le gaz constituent une véritable richesse, mais il faudra bien savoir les exploiter ». Et de se demander « comment le Liban pourrait exploiter cette richesse alors qu’il manque cruellement des principes et des normes lui permettant d’y parvenir ». « Il faut par exemple que l’État soit souverain, que les institutions constitutionnelles et leur travail soient respectés et que les lois ne soient pas violées. Comment cela est-il possible alors qu’un gouvernement peut prendre des mois pour être mis en place et que les élections législatives ne sont pas organisées d’une façon régulière », s’est-il demandé.
De son côté, la journaliste économique, Sabine Oueiss, a noté que « le pétrole et le gaz pourraient rapporter, selon les prévisions, 540 milliards de dollars au Trésor ».
Pour sa part, Ali Haïdar, professeur de géologie à l’Université américaine de Beyrouth, a montré sur des cartes l’emplacement des gisements dans les eaux territoriales libanaises ainsi que sur le territoire libanais.
Ramzi Hafez, propriétaire de la revue Lebanon Opportunities, a souligné de son côté que « l’exploitation des gisements gaziers et pétroliers porteront des points à la fois positifs et négatifs pour le Liban. Parmi les points positifs : le prix de l’essence diminuera et allègera ainsi considérablement les dépenses du Trésor, il y aura une importante circulation de l’argent qui sera réinvesti dans des projets relevant de divers secteurs et de nouvelles industries pourraient voir le jour. Parmi les points négatifs : les possibilités d’une inflation et d’une mauvaise distribution des richesses ». « Le meilleur exemple à suivre est celui de la Norvège qui a mis en place un fonds souverain et qui investit ses richesses à l’étranger et le plus mauvais est celui du Nigeria où règne la corruption », a-t-il poursuivi.
De son côté, l’économiste Marwan Iskandar a noté que « les études relatives à la présence de gisements gaziers et pétroliers au Liban remontent à 1949 dans le Nord et la Békaa ». « En 1975, alors que j’étais conseiller économique du ministre de l’Énergie de l’époque, Ghassan Tuéni, neuf compagnies étrangères s’étaient présentées à nos appels d’offres pour entamer les travaux de forages, mais la guerre avait malheureusement éclaté. »
Le Renouveau démocratique a organisé hier une causerie ayant pour thème « La transformation du Liban en pays pétrolier : horizons et défis. »Prenant la parole, l’ancien député Camille Ziadé a souligné que « les Libanais considèrent bien sûr que le pétrole et le gaz constituent une véritable richesse, mais il faudra bien savoir les exploiter ». Et de se demander « comment le Liban pourrait exploiter cette richesse alors qu’il manque cruellement des principes et des normes lui permettant d’y parvenir ». « Il faut par exemple que l’État soit souverain, que les institutions constitutionnelles et leur travail soient respectés et que les lois ne soient pas violées. Comment cela est-il possible alors qu’un gouvernement peut prendre des mois pour être mis en place et que les élections législatives ne...
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