Interrogé par un journaliste à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc, à Rabieh, le général Aoun s’est employé à minimiser l’impact économique de l’action du Hezbollah. « Ceux qui veulent établir un lien entre l’intervention du Hezbollah à Qousseir et la situation économique au Liban sont simples d’esprit, car cette intervention n’a pas d’effet sur notre économie », a-t-il estimé.
Sur un autre plan, le général Aoun a critiqué le défaut de quorum qui a empêché hier la réunion du Conseil constitutionnel, censé examiner les recours en invalidation de la loi sur la prorogation de la législature. « Les réunions sont en principe d’ordre juridique, mais maintenant elles sont devenues politiques », a-t-il souligné.
« Nous espérons que le Conseil va se réunir. Le paralyser par l’absence d’un certain nombre de ses membres est une chose très dangereuse à nos yeux, parce qu’il s’agit de la dernière institution à ne pas avoir été paralysée jusqu’ici », a-t-il ajouté.
Cependant, à un journaliste qui lui a fait remarquer que ce sont les composantes chiite et druze du Conseil constitutionnel qui ont été hier à l’origine du défaut de quorum, le chef du CPL a répondu qu’il ne voulait pas « questionner les intentions de ceux qui ont paralysé le Conseil constitutionnel ».
Il s’est par ailleurs opposé à une réduction de la durée de la prorogation de la législature. « Pour nous, six mois, c’est comme un an et demi. C’est le principe de la prorogation qui est en cause », a-t-il fait valoir.
Le général Aoun a également évoqué le dossier des réfugiés syriens au Liban, s’opposant une fois de plus à l’établissement de camps sur le territoire libanais pour accueillir ces populations déplacées par la guerre de Syrie.
En revanche, aucune mention n’a été faite de l’incident de dimanche dernier près du siège de l’ambassade d’Iran, lorsqu’un manifestant de l’Option libanaise, qui protestait contre la participation du Hezbollah à la guerre en Syrie, a été abattu par balles.


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GÉNÉRALOCAPORALISSIME, NE SAVEZ-VOUS PAS QUE LE SILENCE EST D'OR ? MAIS DANS CE CAS IL EST PIRE, PEUT-ÊTRE, QUE LA TROMPETTE, CAR IL TRAHIT LA COLLUSION... NON PAS DE DEUX AUTOMOBILES, BIEN SüR !
16 h 28, le 13 juin 2013