Kaboul est régulièrement frappée par des attentats-suicide, l’une des armes de prédilection des rebelles talibans qui luttent depuis plus de dix ans contre le gouvernement de Kaboul et son alliée de la force de l’OTAN. L’attentat contre la Cour suprême, l’un des lieux de pouvoir du gouvernement de Kaboul, intervient au lendemain d’une autre attaque dans la capitale afghane, perpétrée lundi à l’aube par un commando de sept rebelles talibans dans le quartier de l’aéroport civil et militaire, et qui ont été tués par les forces de sécurité locales soutenues par l’OTAN.
La capacité des forces afghanes à neutraliser les attaques rebelles est jugée cruciale pour la stabilité future du gouvernement afghan, notamment après la fin 2014, date prévue du retrait de la majeure partie des quelque 100 000 soldats de l’OTAN qui soutiennent son fragile pouvoir. La police et l’armée sont entraînées par la coalition internationale, mais beaucoup doutent de leur capacité à imposer la paix à long terme et sans les Occidentaux dans un pays ravagé par plus de 30 ans de guerre, dont plus de 12 années entre les talibans, chassés du pouvoir à la fin 2001 par une force internationale, menée par les États-Unis, et le gouvernement de Kaboul appuyé par l’OTAN.
(Source : AFP)

