Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’opposition syrienne cherche toujours son unité

Les efforts occidentaux et arabes butent sur les divisions internes.

Des opposants syriens ont manifesté hier devant le lieu où était réunie la Coalition nationale. Les manifestants protestaient contre les divisions de l’opposition et son incapacité à s’unir. Ozan Kose/AFP

L’opposition à Bachar el-Assad a encore exposé ses divisions hier en ne proposant au bloc libéral de Michel Kilo, soutenu par des pays occidentaux et arabes, qu’une représentation symbolique au sein de la Coalition nationale syrienne (CNS). Forte de 60 membres, la CNS a refusé l’attribution de 22 nouveaux sièges au bloc de Michel Kilo, au grand dam des émissaires occidentaux et arabes ayant suivi les quatre jours de débats de l’opposition syrienne à Istanbul. Au terme d’une session qui s’est étirée jusqu’à l’aube hier, il n’a été proposé que cinq sièges à ce groupe libéral, a-t-on appris de sources internes à la CNS. Cette conclusion permet au secrétaire général Moustafa al-Sabbagh, soutenu par le Qatar, et à la frange dominée par les Frères musulmans de conserver le contrôle de la CNS. La confrérie islamiste a été la principale opposante à Hafez el-Assad, défunt père de l’actuel président, dans les années 1980, lorsque des milliers de ses membres ont été torturés et exécutés.
S’adressant aux délégués de la CNS, Michel Kilo a déclaré : « Nous parlions d’environ 25 noms sur la base de nos négociations, puis il y a eu un accord sur 22, puis le nombre a baissé à 20, puis à 18, puis à 15, puis à cinq. Je ne crois pas que vous ayez la volonté de coopérer et de saisir notre main tendue (...) Nous vous adressons nos meilleurs vœux. » Selon une source au sein du groupe emmené par Michel Kilo, les partisans de ce dernier vont se réunir pour décider s’ils cessent ou non de participer aux travaux de l’opposition.
Porte-parole de la CNS, Khaled Saleh a qualifié l’issue de ces négociations de « démocratiques ». Il a ajouté que la CNS pourrait continuer à discuter de son élargissement.
Les pays occidentaux et arabes favorables à une mise à l’écart de Bachar el-Assad exhortent de longue date l’opposition syrienne à s’unir afin d’envisager des livraisons d’armes aux rebelles. Les États-Unis notamment souhaitent une plus forte représentation des courants libéraux au sein de la CNS afin de limiter l’influence des islamistes. D’après des sources internes à l’opposition syrienne, le Qatar a accepté de laisser l’Arabie saoudite jouer le premier rôle dans la structuration de cette opposition à Bachar el-Assad et un élargissement de la CNS aurait contribué à diluer sa propre influence.
Intermédiaire essentiel jusqu’à présent dans la recherche de financements pour acheminer des armes en Syrie, Moustafa al-Sabbagh rechigne à intégrer de nouveaux membres dans la CNS, comme le souhaiterait l’Arabie saoudite, selon les mêmes sources.
« Le Qatar a dit à M. Sabbagh que les Saoudiens étaient des frères et qu’il devrait transiger. Mais c’est un Syrien avant tout et il placera l’intérêt de l’opposition nationale au-dessus de tout le reste », a dit un allié du secrétaire général de la CNS.
(Source : Reuters)
L’opposition à Bachar el-Assad a encore exposé ses divisions hier en ne proposant au bloc libéral de Michel Kilo, soutenu par des pays occidentaux et arabes, qu’une représentation symbolique au sein de la Coalition nationale syrienne (CNS). Forte de 60 membres, la CNS a refusé l’attribution de 22 nouveaux sièges au bloc de Michel Kilo, au grand dam des émissaires occidentaux et arabes ayant suivi les quatre jours de débats de l’opposition syrienne à Istanbul. Au terme d’une session qui s’est étirée jusqu’à l’aube hier, il n’a été proposé que cinq sièges à ce groupe libéral, a-t-on appris de sources internes à la CNS. Cette conclusion permet au secrétaire général Moustafa al-Sabbagh, soutenu par le Qatar, et à la frange dominée par les Frères musulmans de conserver le contrôle de la CNS. La...
commentaires (2)

Ne vous inquiétez pas pour elle, äaïynéh !

Antoine-Serge KARAMAOUN

08 h 52, le 29 mai 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Ne vous inquiétez pas pour elle, äaïynéh !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 52, le 29 mai 2013

  • Et elle est pas près de la trouver,cette unité.mais y a un truc qu'il faudrait quand même dire...les rebelles syriens nous ont déjà tué des soldats.ET voilà que le "chef" de "l'ASL" vient de nous lancer "un ultimatum"!sale manie syrienne de menacer le Liban ! mais pour qui se prend ce minus habens? Il menace notre Président? Ya3né minak ya heeee... ?la puissante armée de Bachar a été obligée de partir,et lui,il vient nous menacer? çà suffit comme çà,Syrien,çà suffit!

    GEDEON Christian

    18 h 58, le 28 mai 2013

Retour en haut