Hier, deux roquettes en provenance des territoires syriens ont visé des quartiers résidentiels au centre du Hermel, causant seulement des dégâts matériels. À la frontière nord, également troublée par des attaques syriennes ponctuelles, « quinze fermiers du village frontalier de Hnayder à Wadi Khaled ont été encerclés depuis le matin (hier) sur leurs terrains de blé, alors qu’ils entamaient la moisson », comme l’a révélé le député du Akkar Mouïn Merhebi, qui a appelé à « une intervention immédiate pour les sauver et les reconduire vers des lieux plus sûrs ».
« Les fermiers ont essuyé les tirs des éléments de l’armée d’Assad, par-delà les remblais de sable établis par les Syriens en face du village de Hnayder », a ajouté le député du Akkar, renvoyant à l’armée libanaise la responsabilité du danger encouru par les fermiers de cette région. Quelques heures plus tard, les fermiers se sont résignés à rentrer chez eux en rampant, afin d’éviter les tirs qui continuaient de les menacer.
« Jamais l’armée syrienne n’aurait osé commettre et répéter ses violations aux frontières, si l’armée libanaise s’était déployée comme nous l’avions souhaité », a fait remarquer Mouïn Merhebi.
Toujours au Akkar, à Akroum, une unité de la Défense civile qui s’était précipitée samedi dans l’après-midi pour éteindre un incendie, « en coopération avec des unités de l’armée postées sur le terrain » dans cette zone frontalière, a essuyé « des tirs intenses » sur le lieu du sinistre, « la contraignant à rebrousser chemin », selon un communiqué publié par la Défense civile, qui n’a pas précisé toutefois la source de ces tirs. L’incendie, qui n’a pas fait de pertes humaines, n’a pu être éteint.

