Des partisans de Saïd Jalili, le chef négociateur dans le dossier nucléaire iranien, participent à un meeting de ce dernier qui s’est porté candidat à la présidentielle. Atta Kenare/AFP
« Les responsables américains ont une vision simpliste et légère du système électoral en Iran (...). Le peuple iranien ne supporte pas les ingérences dans ses affaires intérieures », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, précisant que chaque pays avait « son propre système électoral ». « Le soutien des États-Unis à la démocratie est trompeur » dans la mesure où Washington a « soutenu jusqu’à la dernière minute les dictateurs de la région qui ont été renversés par le mouvement du réveil islamique », le terme utilisé par les Iraniens pour désigner le printemps arabe, a-t-il ajouté. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a conseillé également à la France « de ne pas s’ingérer dans les affaires des autres pays ».
Washington et Paris ont récemment dénoncé l’invalidation des candidatures de l’ex-président conservateur modéré Akbar Hachémi Rafsandjani et d’Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, par le Conseil des gardiens de la Constitution, une instance non élue et contrôlée par les religieux ultraconservateurs. Le secrétaire d’État américain John Kerry a évoqué un « manque de transparence » de la procédure qui n’a validé que huit des centaines de candidatures déposées pour le scrutin du 14 juin. Le porte-parole de la diplomatie française, Philippe Lalliot, a quant à lui estimé que les exclusions illustraient « l’ampleur du verrouillage du système iranien ».
(Source : AFP)


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