La course à la présidentielle iranienne entrait hier dans une nouvelle phase avec la validation des candidats pour l’élection du 14 juin, un scrutin lourd d’enjeux pour le régime, quatre ans après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Le Conseil des gardiens de la Constitution, équivalent du Conseil constitutionnel, a invalidé la majorité des 686 candidatures enregistrées pour le scrutin. Cet organe à transmis hier sa liste au ministère de l’Intérieur, et la campagne électorale débutera vendredi, pour se terminer le 13 juin. M. Ahmadinejad ne peut pas briguer un troisième mandat successif, selon la Constitution. L’ex-président modéré Akbar Hachémi Rafsandjani et Esfandiar Rahim Mashaïe, deux des principaux candidats à l’élection présidentielle iranienne, n’ont pas été autorisés à participer au scrutin du 14 juin, a annoncé hier la télévision d’État, citant le ministère de l’Intérieur. M. Rafsandjani, âgé de 78 ans et qui a accompli deux mandats entre 1989 et 1997, ne fait pas partie de la liste de huit noms retenus par le Conseil des gardiens de la constitution. Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad, a également été disqualifié par le Conseil des gardiens, a ajouté la télévision, sans préciser les raisons de ces évictions. Les deux hommes étaient la cible des ultraconservateurs qui réclamaient leur disqualification. Les candidats retenus appartiennent en majorité au camp conservateur, dont l’ex-chef de la diplomatie (1981-97) Ali Velayati et le maire de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le négociateur en chef du dossier nucléaire, Saïd Jalili, ou encore Mohammad Haddad-Adel et Mohsen Rezaï. La liste est complétée par les conservateurs Hassan Rohani et Mohammad Gharazi, et le réformateur, Mohammad-Reza Aref. La candidature « indépendante » de Saïd Jalili, 47 ans, avait créé la surprise. Il bénéficie du soutien des ultraconservateurs pour sa fermeté dans les discussions face aux grandes puissances et sa proximité avec le guide. Il manque toutefois d’expérience dans les affaires gouvernementales et de soutien populaire, selon ses détracteurs. (Source : AFP)
La course à la présidentielle iranienne entrait hier dans une nouvelle phase avec la validation des candidats pour l’élection du 14 juin, un scrutin lourd d’enjeux pour le régime, quatre ans après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Le Conseil des gardiens de la Constitution, équivalent du Conseil constitutionnel, a invalidé la majorité des 686 candidatures enregistrées pour le scrutin. Cet organe à transmis hier sa liste au ministère de l’Intérieur, et la campagne électorale débutera vendredi, pour se terminer le 13 juin. M. Ahmadinejad ne peut pas briguer un troisième mandat successif, selon la Constitution.L’ex-président modéré Akbar Hachémi Rafsandjani et Esfandiar Rahim Mashaïe, deux des principaux candidats à l’élection présidentielle iranienne, n’ont pas été autorisés à...
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