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Moyen Orient et Monde - Vatican

Le pape refuse les luttes de pouvoir

La lutte pour le pouvoir dans l’Église ne devrait plus exister, le vrai pouvoir étant celui du « service » des autres, a affirmé hier le pape François. « La lutte pour le pouvoir dans l’Église n’est pas quelque chose qui est apparu aujourd’hui, et elle a commencé véritablement à l’époque de Jésus », a observé le pape argentin dans son homélie quotidienne à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe où il réside. « Il n’y a pas dans l’Église d’autre route pour aller de l’avant. Pour le chrétien, aller de l’avant, progresser, signifie s’abaisser. Si nous n’apprenons pas cette règle chrétienne, nous ne pourrons jamais comprendre le vrai message de Jésus sur le pouvoir », a-t-il poursuivi. L’an dernier, la fuite de documents confidentiels du pape Benoît XVI, dans le cadre de l’enquête « VatiLeaks », avait révélé des intrigues et des luttes de pouvoir au Vatican. Le principal accusé, le majordome Paolo Gabriele, avait confirmé ces tensions internes lors de ses interrogatoires.
Par ailleurs, une prière effectuée par le pape François lors de la messe de Pentecôte sur un jeune malade a été interprétée comme une séance d’exorcisme, ce qu’a formellement démenti le Vatican hier. Le pape « n’a voulu accomplir aucun exorcisme », a dit le père Lombardi dans un bref communiqué. « Comme il le fait fréquemment pour les personnes malades, il a simplement voulu prier pour une personne souffrante qui lui était présentée », affirme le père jésuite. Dimanche sur la place Saint-Pierre, le pape argentin remonte, comme il en a désormais l’habitude, la file des nombreux malades qui lui sont présentés. À un moment, il s’approche d’un jeune homme assis sur un fauteuil roulant et écoute les quelques mots du prêtre qui l’accompagne. On voit alors le pape se concentrer, porter les deux mains sur la tête du malade et sembler appuyer avec force.
Enfin, le tribunal de première instance de Gand, dans le nord de la Belgique, n’est pas compétent pour juger de l’action collective engagée contre l’Église belge et le Vatican par des victimes d’abus sexuels au sein de l’Église, ont plaidé hier les avocats du Saint-Siège. Une quarantaine de personnes, victimes d’abus sexuels au sein de l’Église, ont déposé auprès du tribunal de première instance de Gand, en septembre 2011, une plainte collective contre la hiérarchie catholique belge et le Vatican. Les plaignants souhaitent faire reconnaître la responsabilité des évêques belges, de l’Église belge et du Saint-Siège dans les affaires d’abus sexuels impliquant l’Église catholique.
(Source : AFP)
La lutte pour le pouvoir dans l’Église ne devrait plus exister, le vrai pouvoir étant celui du « service » des autres, a affirmé hier le pape François. « La lutte pour le pouvoir dans l’Église n’est pas quelque chose qui est apparu aujourd’hui, et elle a commencé véritablement à l’époque de Jésus », a observé le pape argentin dans son homélie quotidienne à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe où il réside. « Il n’y a pas dans l’Église d’autre route pour aller de l’avant. Pour le chrétien, aller de l’avant, progresser, signifie s’abaisser. Si nous n’apprenons pas cette règle chrétienne, nous ne pourrons jamais comprendre le vrai message de Jésus sur le pouvoir », a-t-il poursuivi. L’an dernier, la fuite de documents confidentiels du pape Benoît XVI, dans le cadre de l’enquête...
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